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Voilà maintenant une bonne dizaine d’années que les fans de Silent Hill cherchent désespérément à renouer avec le frisson, la fascination et la profondeur psychologique des trois premiers épisodes de la franchise horrifique.

Après sa sortie en 2001, il paraissait impossible de passer après Silent Hill 2. Son aura froide, ses allées brumeuses hypnotiques et son attraction malsaine continue d’habiter des millions de joueurs, des années après avoir posé le pad. Plus qu’un Resident Evil qui reste très cartésien dans son approche, Silent Hill représente les limbes de la psyché humaine. Une sorte de purgatoire qui se manifeste au moment où l’on s’y attend le moins. Une ville maudite qui met ses visiteurs face à leurs plus grandes peurs, mais aussi face à leurs souvenirs, leurs actes, leurs péchés et leurs plus grandes déceptions, qui se manifestent sous des traits abstraits et souvent monstrueux. Quelques années après, Silent Hill 3 repoussait pourtant le cauchemar encore plus loin, en faisant preuve d’une direction artistique jamais vue. La mort et l’hémoglobine suintaient des murs, dans des décors souvent très graphiques. Une fois de plus, l’excellence était au rendez-vous. Nous étions en 2003, et depuis : c’est le déclin.

Un projet prometteur


Les épisodes se sont enchainés, sans jamais renouer avec ce niveau qualitatif. On pense par exemple à The Room (qui partait pourtant d’une idée intéressante) ou bien Homecoming, qui n’était dans le fond pas si dégueulasse, s’il n’avait pas tenté aussi explicitement de ressembler à Silent Hill 2. Même chose pour Downpour, qui piochait clairement son inspiration dans les paysages perdus d’un Alan Wake. Ce n’était pas foncièrement mauvais, mais il manquait quelque chose. Une vraie idée, une vraie direction qui s’affranchie de tous les codes. Il manquait le génie. C’est peut-être un peu présomptueux, mais le projet Silent Hills était probablement la réponse à toutes ces attentes. En une petite démo de rien du tout, Hideo Kojima et Guillermo Del Toro sont parvenus à réanimer une flamme que l’on pensait perdue à jamais. Le Playable Teaser de Silent Hills ne ressemble à rien de ce qui avait déjà été fait dans la saga. Et c’était tout simplement terrifiant. Fidèle à l’esprit pesant et psychologique si cher à la saga de Konami.

Un ultime espoir


Il est donc inutile de dire que l’annulation pure et simple du jeu est une amère déception, qui a du mal à passer auprès des fans de longue date, tout comme ceux qui avaient été emballés par le Playable Teaser. L’effroyable victime collatérale du divorce entre Kojima et Konami. Or on est bien d’accord, ce n’est pas parce que papa et maman ne s’aiment plus, qu’on est obligé de mettre le petit dernier dans un sac-poubelle, avant de le balancer au fond d’un lac. Il y a d’autres solutions moins radicales. L’adoption par exemple. Bref, si vous voulez faire valoir votre mécontentement, on vous encourage vivement à signer cette pétition. Avec des centaines de milliers de signatures, il y aura peut-être moyen de faire bouger les choses. De toute façon, dites-vous que c’est à peu près la seule chance qu’il vous reste. Si Silent Hills ne voit pas le jour, il y a d’énormes chances pour que la licence ressorte de l’ombre d’ici deux ans, avec un tout nouvel épisode made in Konami, qui confiera ça à une jeune équipe polonaise qui vous accouchera surement d’un Downpour 2.

Par Yox le

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