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S’il y a bien une chose que l’on ne pourra pas nier à la prochaine console de Nintendo, c’est son immense potentiel. Sur le papier, la Switch possède tous les atouts pour convaincre les fans de la firme de Mario. Console de salon également nomade, la Switch s’adresse autant aux casuals gamers qu’aux joueurs à l’ancienne. De prime abord, on a forcément envie de dire oui, mais à seulement quelques semaines de sa sortie, l’équation comporte encore beaucoup trop d’inconnues.

Dans une longue présentation suivie d’un live de près de 6 heures, la firme de Kyoto a détaillé ses ambitions pour la Switch, dont le but évident est de concilier et synthétiser tout ce qui a fait le succès de la marque depuis ses débuts. Il y a d’abord cette console de salon, que l’on peut détacher à tout moment de son socle pour l’emmener partout. Un choix logique pour les rois de la console portable, qui se sont récemment positionnés sur le marché mobile avec d’abord Pokemon Go ou encore Super Mario Run, sortis sur iOS et Android. Dans l’idée, le fait de pouvoir commencer une partie de Zelda sur son écran de salon, avant de la continuer dans le bus ou chez un ami possède un attrait bien réel. Dans la pratique, certains obstacles pourront réfréner cette envie de jeu nomade. D’abord l’écran portatif tactile possède une autonomie très perfectible. Nintendo annonce entre 2h30 et 6 heures. Pour un Zelda, comptez trois heures avant la panne sèche. Côté prise en main, l’écran tactile affiche un poids (environ 300 grammes) qui se rapproche des tablettes classiques. Néanmoins, la résolution de l’écran portatif ne dépasse pas les 720p. Ce qui en soit n’est pas un problème lorsqu’il s’agit de titres qui laissent la performance technique au second plan. En revanche, ce n’est plus la même chose lorsqu’il s’agit de jeux d’éditeurs tiers qui sortent sur Switch. Par exemple on imagine que Steep, d’ores et déjà prévu sur la console risque de ne pas afficher les mêmes performances que sur PS4 et One (même si on ne demande qu’à être surpris). Car c’est bien là le vrai nerf de la guerre : les jeux. On ne doute pas que lorsqu’il s’agit des exclusivités de Nintendo, tout ira comme sur des roulettes. Zelda, Splatoon ou le prochain Mario seront probablement géniaux dans l’environnement de la Switch. Mais qu’en est-il du reste ? Pour le moment, très peu d’éditeurs tiers se sont engagés avec Nintendo, bien que le constructeur promette déjà 80 jeux en projet. Sur le papier, ça peut paraître énorme, mais ce n’est pas vraiment le cas. Combien rééditions comme Skyrim, Minecraft ou Rayman Legends dans le lot ? Heureusement que des Fire Emblem, Dragon Quest et Xenoblade sont là pour redonner le sourire. À côté de ces titres purement gamers, on retrouve aussi des jeux casuals comme Just Dance ou bien 1,2, Switch qui utilise l’une des bonnes idées de la console : sa manette. Comme la console, la manette de la Switch peut se déclipser afin de se diviser en deux. Parfait pour les parties en duo (sur des jeux aux boutons limités). C’est d’ailleurs là que réside le plus gros atout de la console : elle s’adapte à tous les publics. Un atout qui peut aussi devenir une faiblesse. À vouloir jouer sur les deux tableaux, Nintendo prend le risque de n’exceller dans aucun. D’autant plus que le prix de la console n’est pas donné. C’est d’ailleurs lui qui a refroidi les investisseurs, qui ont fait chuter de cinq points la valeur en bourse de Nintendo après la conférence. On parle de 330 euros en France, sans compter le prix assez exorbitant des accessoires. 80 euros la manette, 90 pour une paire de Joy-Con. Le mode en ligne sera gratuit au début, mais deviendra payant dès le mois d’octobre avec une offre de jeux gratuits similaire à PlayStation et Xbox. Enfin presque, puisque tous les mois Nintendo vous proposera non pas d’acquérir, mais de louer gratuitement un jeu SNES ou NES qui ne sera plus dispo le mois suivant. Prévue pour le 3 mars prochain, la tentation de céder aux sirènes de la Switch est grande, mais difficile de savoir si la console de Nintendo tiendra le choc sur le long-terme.

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Par Yox le

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