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On pourra dire ce que l’on voudra, les RPG japonais ont encore la côte. On pourrait citer le très attendu Xenoblade Chronicles 2, Bravely Second ou encore Fire Emblem Fates sur Nintendo 3DS. Néanmoins, avec la direction très orientée action de Final Fantasy XV, on doit bien admettre qu’un vrai manque se fait sentir ces derniers temps au rayon des J-RPG à l’ancienne sur consoles de salon.

Un vide que Persona 5 est sur le point de combler de la plus belle des manières. Nouvel épisode spin-off de la prestigieuse licence Megami Tensei, le jeu de rôle signé Altus allie comme son prédécesseur des éléments RPG traditionnels et une indéniable originalité. Si on fera l’impasse sur la claque artistique ultra-stylisée, c’est bien dans son système de jeu que la saga Persona puise sa popularité. Pour résumer de manière assez simple, vous incarnez un groupe de lycéens évoluant à Tokyo. Néanmoins, contrairement à leurs camarades, ceux qui se font appeler les Phantom Thieves of Hearts font preuve d’une rare lucidité sur le monde cynique qui les entoure. La société adulte est corrompue, esclavagiste, malheureuse et piégée sous le poids de ses propres pulsions inavouables. L’injustice et le harcèlement moral ont fait de Tokyo une immense prison à ciel ouvert, peuplée d’êtres psychologiquement brisés, qui se dissimulent tous derrière un voile censé maintenir les apparences. Un masque. Néanmoins, en utilisant une mystérieuse application, la bande va basculer dans une sorte de monde alternatif, dans lequel ils pourront entrer dans la conscience des gens, et littéralement faire sauter le masque de mensonges qui leur empoisonne l’existence. Concrètement, ce sont lors de ces virées dans les palaces mentaux (coucou Sherlock) que le groupe pourra exercer ses aptitudes au combat via un système au tour par tour assez stratégique, qui vous demande d’utiliser vos Personas : des incarnations physiques d’émotions réprimées ou de traits de caractères. Comme toujours dans la saga, les combats sont corsés, et le leveling plus que nécessaire pour pouvoir avancer. Le reste du temps, votre protagoniste devra d’ailleurs vivre une vie de lycéen tout à fait normal. C’est ici que réside l’autre originalité de la saga, qui vous demande de gérer jour après jour votre emploi du temps en faisant des choix. Par exemple, s’il pleut mercredi, vous aurez soit le choix de vous entraîner et d’augmenter votre force, ou alors partager une activité extra-scolaire avec un de vos coéquipiers, et ainsi renforcer votre lien. Bref, le jeu est super bien pensé, et il profite d’une durée de vie qui s’étale sur minimum une cinquantaine d’heures. Mais au-delà de tout ça, il reste l’un des rares gros titres à pleinement jouer la carte du J-RPG pur jus, sans avoir à adoucir les angles de peur d’effrayer le nouveau venu. Et rien que pour ça, Persona 5 mérite le coup d’oeil.

Par Yox le

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