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Le vingtième matin du mois d’avril de l’an 2006, le marché nippon déballait pour la première fois le blister d’Okami. Un jeu magnifique à bien des égards, qui emprunte beaucoup à Zelda, et qui puise allègrement son inspiration dans le Shintoïsme, et dans le folklore ancestral japonais.

Une décennie après sa sortie, le bébé des studios Clover reste l’une des plus grandes réussites de la PlayStation 2, et peut-être même du jeu vidéo dans son ensemble. Okami est un titre visuellement éblouissant, spirituel, émouvant, intelligent, et diablement jouissif. Le joueur y contrôle l’incarnation terrestre de la divinité Amaterasu, déesse du soleil réincarnée en un magnifique loup blanc. Lâchée dans un monde en perdition, ce sera à elle de chasser les ténèbres des terres japonaises autrefois luxuriantes, et battre le terrible démon Orochi. Pour cela, Ama est équipée d’un pinceau céleste, qui permet au joueur d’interagir directement avec son environnement. Dessinez un simple point au sol, et un arbre en sortira fièrement. Entourez un cerisier desséché, et il retrouvera ses fleurs. Dessinez une bombe, et regardez vos ennemis périr dans un feu d’artifice festif. La soundtrack est apaisante, les paysages enchanteurs, et l’idée de rendre la vie à des terres désolées est véritablement réparatrice pour l’âme. Soudainement, vous délaissez votre statut de représentant d’une race humaine corrompue, pollueuse, qui dilapide sa mère patrie à petits feux. En un sens, on pourrait presque dire que le jeu emprunte beaucoup à la philosophie des animés de Miyazaki, Princesse Mononoke en tête. Visuellement, le titre mise tout sur un cell-shading ultra-poussé, et multiplie les effets de grains qui rappellent l’art de la calligraphie. Le jeu est d’ailleurs long, varié, et se rapproche de la progression d’un Wind Waker. Pour célébrer les 10 ans de son jeu culte, le créateur Hideki Kamiya a d’ailleurs tenu à s’exprimer : « Même si dix ans se sont écoulés, il m’arrive encore de recevoir des messages de félicitations, ainsi que des demandes pour une suite. En tant que développeur, difficile d’être plus heureux que maintenant. Je suis infiniment reconnaissant envers ceux qui ont soutenu Okami, et notamment Capcom. J’espère aussi de tout mon cœur qu’un jour, je pourrai me montrer digne de poursuivre le voyage d’Amaterasu. Néanmoins, les attentes sont tellement énormes qu’il ne vaut mieux pas s’y risquer. S’il devait y avoir une suite, je ne pense pas qu’elle pourrait surclasser le jeu original ». D’ici là, on ne peut que vous recommander de vous jeter sur la version haute définition de ce jeu résolument intemporel.

Okami 10 02

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Par Yox le

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