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Modern Warfare est sorti, et au-delà du fait que ce soit le meilleur Call of Duty depuis des plombes, son mode multijoueur a ajouté une petite nouveauté bien épicée : les team deathmatch plongés dans le noir, uniquement équipé de lunettes de vision nocturne.

La feature aurait pu être bancale, voire anecdotique. Mais c’est finalement l’un des trucs les plus cool du jeu. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce mode dépasse le simple filtre verdâtre sur l’écran. C’est une toute nouvelle manière de jouer qui accompagne ce nouveau mode, dont la principale surprise est donc d’aller au-delà du simple filtre cosmétique. Concrètement, la plupart des cartes du mode multijoueur disposent d’une version nocturne. Les règles sont les mêmes qu’en mode réaliste : c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’indication à l’écran, pas de compteur de balles, pas de superflu. Rien, sauf la mini-map qui s’affiche en haut à gauche lorsqu’un équipier active un drone de reconnaissance. Histoire d’aller au bout de l’immersion, si vous enlevez les lunettes de vision nocturne (NGV), vous n’y voyez plus rien. Sauf petit-être les étoiles, un lampadaire branlant, et une symphonie d’éclats de lumières éjectés des canons de M4.

Une autre manière d’appréhender les matchs

Mais au-delà de son aspect immersif, ce qui fait que le mode fonctionne, c’est qu’il jouit d’une jouabilité bien à lui. Lorsque vous visez avec la gâchette gauche, impossible de plaquer la caméra contre votre viseur point rouge, encore moins contre votre belle lunette ACOG. Votre personnage est équipé de lunettes de visions nocturnes encombrantes. Il est donc incapable de poser son oeil contre son fusil (sauf avec quelques rares lunettes). Il se retrouve donc obligé de viser en tournant son arme sur le côté. Et quand on est habitué à 10 ans de Call of Duty, croyez-nous : le coup n’est pas si simple à prendre. Les tirs au jugé se multiplient, et la précision finit par être très amoindrie. Ce qui finit par bouleverser toute la dynamique des matchs. Si vous êtes moins précis, vous devez compenser par la stratégie, les placements, la compréhension des points d’apparition et l’écoute des bruits de pas. Le jeu devient plus posé, mais aussi terriblement plus punitif.

Une arme contre le camping sauvage

On sait ce que vous vous dites : qui dit match dans le noir, dit invitation pour le camping. C’est clairement ce que l’on craignait le plus, mais finalement non. La faute à une idée qui paraît anodine, mais qui change tout : lorsque vous « visez » avec votre arme, un laser s’active, et montre la trajectoire de votre mire. Grâce à ça, vous pouvez repérer tous les petits mange-merde en viseurs fixe qui campent les couloirs étroits. Le plus souvent, il suffit de remonter le laser comme un fil d’Ariane, afin d’en trouver sa source, et de débusquer plus facilement ceux qui la jouent statique. On ne vous dit pas qu’il n’y a strictement aucun camping, mais la tension qui résulte de ces matchs est en tout cas indéniable. Le monde n’est pas parfait, il mérite encore quelques ajustements, mais il apporte un côté viscéral que l’on n’avait pour le coup jamais vu ailleurs.

Par Yox le

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