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Après avoir passé une bonne dizaine d’heures à enfoncer des gueules à coup d’extincteurs, on peut désormais affirmer que Mother Russia Bleeds est sans conteste l’une des plus belles purges vidéoludiques du moment.

Un titre indépendant d’une rare violence, qui ne masque pas une seule seconde son attraction pour la grande époque des beat’em all 2D, Street of Rage en tête. Frédéric Coispeau et ses collègues du petit studio français Le Cartel sont probablement partis d’un postulat très simple : même un quart de siècle après leur sortie, les brawlers à la Final Fight ou Double Dragon n’ont pas pris une seule ride. Mieux, ils sont intemporels. Sans avoir la prétention de réinventer le genre, Mother Russia Bleed perpétue ce riche héritage de la plus belle des manières. Le jeu est beau, il est intense, et ses affrontements brutaux sont autant de prétextes pour multiplier les actions les plus infâmes. Les coups de genoux bien placés, acharnements gratuits au sol et éviscérations s’enchaînent dans un déluge d’hémoglobine, soutenu par une soundtrack hypnotique signée Fixions. On retrouve bien là l’autre influence majeure du jeu : Hotline Miami, dont les créateurs Devolver Digital sont ici éditeurs. Mother Russia Bleeds est sale, dur, sans pitié avec le joueur, mais surtout extrêmement jouissif. Dispo sur PC et PS4, vous pouvez également y jouer à plusieurs en local. Une belle manière de renouer avec les émotions oubliées d’un multi qui se joue dans une seule et même pièce.

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Par Yox le

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