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Tout a déjà été dit sur la Dreamcast. Son règne, aussi court que percutant, se sera conclu par une déchéance très peu méritée. En avance sur son temps, étrange dans le design de sa manette futuriste, celle qui sera devenu (malgré elle) la dernière console de salon de Sega laisse pourtant un héritage indélébile.

Lors de sa sortie en 1999, la Dreamcast était vectrice d’une audace folle. Dans ses idées, dans son catalogue, dans son positionnement, la console de Sega semblait n’avoir aucune limite. Véritable puit d’innovations, c’était aussi la première console de salon à proposer du online, bien avant que le monde soit prêt à cette révolution. Hélas, la console a également eu son lot de problème dès le début. Rupture de stock en moins de 24h au lancement, impossibilité d’honorer toutes les précommandes… Ce sera le début d’un long parcours du combattant pour Sega. Un parcours qui prendra fin brutalement, à peine 4 ans plus tard. L’absence des jeux EA et Squaresoft (Final Fantasy) du catalogue, l’arrivée en grande pompe de la PS2 et de nombreux désaccords en interne auront finalement eu raison de l’ultime console de Sega, qui s’est tout de même vendue à plus de 10 millions d’exemplaires dans le monde.

Mais ce n’est pas tant son destin tragique qui aura poussé la Dreamcast vers le statut d’icône intemporelle. Ce sont bien ces jeux, et quelques jeux. Crazy Taxi, Shenmue, Jet Set Radio, Sonic Adventure, Rez ! La Dreamcast possédait dans son catalogue quelque-un des délires les plus débridés du début des années 2000. Les directions artistiques aux couleurs fluo détonnaient dans les rétines, les propositions étaient audacieuses, appuyées. N’oublions pas Skies of Arcadia, le délirant Space Channel 5, Virtua Tennis ou encore Soul Calibur. Cette console était bourrée de joyaux. Des jeux qui à eux seuls ont déjà fait l’objet de nombreuses analyses-fleuves et passionnées dans les pages de notre revue papier. Lorsque vous aviez grandi avec la Mega Drive et la Saturn, l’arrivée de la Dreamcast paraissait presque lunaire, irréelle. Cette console donnait l’impression d’être dans une autre galaxie, largement en avance sur son temps. Beaucoup s’en d’ailleurs sont inspiré depuis. C’était une parenthèse, un véritable fantasme. Dans le fond, la Dreamcast portait plutôt bien son nom.

Par Yox le

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