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Si vous avez déjà écumé les routes post-apocalyptiques de l’Oregon, vous savez que Days Gone n’a rien d’un jeu parfait. Il est même criblé de tares. Trop long disent certains. Trop répétitif, disent d’autres. Souvent les deux. Mais après quelques heures de galères (au sens propre du terme) le jeu révèle enfin ce qu’il sait faire de mieux : l’annihilation de hordes.

Jusqu’ici tout va bien / Crédits : Sony Computer Entertainment

Pour ceux qui n’auraient jamais touché à la bête, oui, on parle bien de zombies.Mais contrairement à l’écrasante majorité des productions mettant en scène des sacs de chairs putréfiées, Days Gone jouit d’un univers à part. Au lieu de mettre en scène un monde à la dérive, où la folie psychotique s’est emparée de l’intégralité du genre humain, le jeu de Bend Studio temporise son propos. On pourrait presque dire qu’il lorgne du côté d’un Last of Us. Oui, le monde tel que nous le connaissons s’est bel est bien terminé, consommé par une brutale épidémie qui a transformé vos proches en une horde d’infectés. Aux commandes du sosie vidéoludique de Daryl Dixon dans Walking Dead, vous essayez de joindre les deux bouts. L’occasion de traverser les paysages dévastés de l’Oregon enfourché sur votre bécane, façon Sons of Anarchy. Sous vos yeux, le sublime paysage défile inlassablement : entre forêts poisseuses, monts enneigés et usines désaffectées dans lesquels rôdent parfois plusieurs centaines de zombies, au bas mot. Des créatures qui n’attendent que de vous foncer dessus à la moindre occasion, et que vous allez devoir décimer dans le plus grand des calmes, en apprenant à méthodiquement éliminer. C’est clairement le truc le plus jubilatoire de ce Days Gone, et de loin. Buter une horde un truc est absolument galvanisant.

Traqué par la mort / Crédits : Sony Computer Entertainment

Pourquoi ? Parce que le jeu vous fait constamment réaliser la mesure de votre exploit. Il faut une bonne dizaine d’heures d’entraînements et d’améliorations pour pouvoir prétendre à battre un petit groupe de 10 infectés en frontal. Dans les premières minutes du jeu, il vous arrive d’en chier sur un seul zombie. Un seul. Il faut sept coups de couteau de botte pour venir à bout d’un seul rôdeur. À la fin, Days Gone vous demande d’en éliminer 200 d’affilés. Inutile d’en dire plus : au-delà de la terrifiante vision de voir littéralement une marée noire se déverser sur vous à l’unisson, l’adrénaline délivrée par cette séquence n’a que très peu d’égal dans un jeu de zombie. Même le jeu World War Z (qui déverse pourtant des zombies par centaines) n’a pas la même intensité. D’abord parce que vous êtes ici seuls. Ensuite parce que vous êtes généralement sous-armés. Les munitions se font rares, tout comme les matériaux pour fabriquer des cocktails de napalm (indispensables pour calciner plusieurs dizaines de zombies à la fois).

Après le carnage / Crédits : Sony Computer Entertainment

Et même lorsque vous pensez être prêt, ces séquences mettent vos nerfs à rudes épreuves. Elles s’étirent souvent plusieurs dizaines de minutes, où vous devez veiller à ne jamais vous faire acculer. De ne jamais foncer dans un cul-de-sac. De ne jamais se retourner trop vite. Il ne suffit pas de courir : vous devez piéger les ennemis du mieux possible, les attirer dans des passages étroits et les bombarder de grenades, ou bien traverser une station-service avant de tout faire péter. C’est une science de la stratégie et du timing, et c’est surtout totalement grisant. Voilà pourquoi malgré ses lourdeurs persistantes, son scénario bancal, ses personnages lambda et son rythme pachydermique, Days Gone reste au final une expérience dont on ne ressort pas indemne.

Par Yox le

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