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Les mains tremblantes et moites de sueurs, l’hyperactivité cardiaque, les yeux injectés de sang et l’adrénaline qui se répand dans vos cellules comme une perfusion continue : ceux qui ont déjà joué à Hotline Miami connaissent bien le feeling.

On ne reviendra pas sur la pertinence de la création de Dennis Wedin et Jonatan Söderström, ni même sur le succès colossal de Hotline Miami, et de ces deux millions d’exemplaires vendus. Depuis 2012, le jeu a su se tailler une réputation au sein des joueurs comme des critiques, qui ne manquent pas de superlatifs pour décrire l’intensité de l’expérience offerte par ce jeu. Un paradoxe sur la scène vidéoludique actuelle, qui ramène l’industrie du jeu vidéo à ses premiers amours. À l’époque où on n’avait pas besoin de centaines de millions de dollars pour procurer des sensations à des joueurs devant leur écran. Entièrement conçu par deux amis passionnés, Hotline Miami est un énorme majeur levé envers un marché devenu ultra concurrentiel, dans lequel les concepteurs de jeux vivent sur des statistiques complexes, leur dictant « ce qui marche » et « ce qui ne marche pas ». Avec les sommes astronomiques engagées, il n’est pas étonnant qu’un éditeur cherche avant tout l’assurance d’un business juteux, quitte à tuer la créativité à petits feux.

Une réussite de la scène indé


Voilà précisément à quoi sert la scène vidéoludique indépendante. Hotline Miami n’est dans le fond rien de plus que ce qu’on attend de ce nouveau mode créatif : des mecs qui font avant tout le jeu qu’ils ont envie de faire, et qui se lancent corps et âme dans une entreprise passionnante, sans aucune restriction créative, artistique, ni même morale. Tout particulièrement morale dans le cas présent. Il faut dire que sous ses airs de jeu en pixel art rétro, Hotline Miami cache l’une des productions les plus sulfureuses de sa génération. Le principe ? Tuer, ou être tué. Plus qu’une ode à la violence graphique, Hotline Miami possède cette capacité folle de mettre le joueur face à ses pulsions les plus animales. Tuer parce qu’on vous l’a simplement demandé. Et si tout cela n’était qu’un prétexte ? Enfoncer des crânes dans des portes blindées, exploser des genoux à la batte, faire un génocide armé d’une simple machette, éviscérer sans merci des types parce que quelqu’un au téléphone vous a dit qu’ils étaient méchants. Et si vous ne faisiez ça que pour le plaisir d’ôter la vie ?

Une soundtrack d’anthologie


Plus qu’un simple défouloir, le jeu fait également appel à tout un courant artistique néo-80’s. Les créateurs se sont inspirés de toute cette aura rétro, qui part de Miami Vice, Scarface, jusqu’à des références plus lointaines qui n’ont plus rien à voir avec les 80’s comme Alice au Pays des Merveilles. Impossible de ne pas non plus citer les premier jeux Grand Theft Auto. Oui, ceux en vue du dessus. Ce mouvement ne sévit d’ailleurs pas seulement dans le jeu vidéo, mais aussi dans l’art visuel, le cinéma ou encore la musique. Cette dernière joue à ce titre un rôle primordial dans l’expérience addictive et viscérale du jeu. Perdu dans les boucles assassines d’artistes comme MOON, Scattle, Perturbator ou Carpenter Brut, le joueur se plonge dans une sorte de transe qui peut durer jusqu’au petit matin. Tout ça pour vous dire que les gars de Complex ont fait un reportage de près d’une demi-heure sur les origines de ce jeu culte, et la vision qu’avaient ses créateurs. La vidéo est en anglais, mais si vous avez encore quelques notions, vous devriez réussir à choper quelques infos intéressantes. Ce qui est certain, c’est que cette histoire nous a donné envie de nous refaire une petite session. Une dernière, pour la route.

Source image entête (modifiée).

Par Yox le

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