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En ce fier début d’année 2014, il y avait Le Loup de Wall Street, les JO de Sotchi, et puis il y avait Flappy Bird. La dernière fois que vous prononciez ces deux mots à la suite, le jeu iOS et Android de Dong Nguyen faisait rage dans la sphère vidéoludique, faisant preuve d’une accessibilité à la hauteur de sa difficulté sans nom. Plus de 6 mois plus tard, son successeur baptisé Swing Copters est toujours aussi atroce.

Tout commence par un moment de flottement. Un creux plus ou moins conséquent dans une journée plus ou moins remplie. Gagné par un cocktail d’ennui, de curiosité, et de bouche à oreille vous dégainez votre smartphone. Flappy Bird y est déjà installé, prêt à l’emploi. Vous décidez de le lancer une fois. Juste comme ça, pour voir. Et c’est le drame : FAUSSE BONNE IDÉE. Faisant preuve d’une simplicité d’accès à toute épreuve, Flappy Bird fait partie de ces jeux qui aiment vous punir avec le sourire aux lèvres. La sodomie Colgate dans toute sa splendeur comme dirait un certain poète. Vous êtes pourtant des millions à vous être jeté sur ce petit jeu sans prétention comme des vautours, faisant de son créateur un homme heureux dont le compte en banque se gratifiait de près de 50 000 dollars lors de chaque nouvelle lune.

Depuis, le jeu a été retiré sur des charges d’accusation de plagiat, avant d’être republié le 4 aout dernier. Le phénomène était pourtant bel et bien passé. Il fallait donc une succession à la poule aux œufs d’or. Et cette succession : c’est Swing Copters. Le nom est tout beau tout neuf, mais le concept n’est pas bien éloigné de son illustre ainé. Il s’agit en effet toujours de faire avancer son personnage le plus loin possible, en tapotant son écran en rythme tout en prenant soin d’éviter les obstacles. Jeu des 7 différences : ce n’est plus un oiseau, mais un hélicoptère. Ce n’est plus vers la droite, mais vers le haut. Des marteaux qui se balancent ont été ajoutés à l’équation. Et c’est à peu près tout. Même design, même difficulté, même punition. Et par extension : même drogue.

Quoi que l’on en dise, Flappy Bird (et par extension Swin Copters) fait partie de ces jeux que l’on adore détester, et qui nous le rendent bien. Sa difficulté souvent absurde reste avant tout l’essence même de son côté addictif. Comme le ferait un Dark Souls sur PC et console de salon, les jeux de Dong Nguyen s’adressent avant tout à la partie la moins noble de l’esprit humain : l’orgueil. Jouer à Swing Copter, c’est un peu comme si un gosse de huit ans venait de vous rouster sur un jeu de baston : vous ne pouvez pas accepter la défaite. Vous ne pouvez pas accepter qu’un tel déferlement de niaiserie avec son hélicoptère joyeux et ses décors tout mignons puisse à ce point là vous la mettre à l’envers. C’est primitif, absurde et profondément inhumain. Alors un conseil, même si il est gratuit, et qu’il est à la première page de l’App Store : ne téléchargez surtout pas ce jeu. Ne le téléchargez jamais. JAMAIS.

Par Yox le

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