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La crise d’ado du jeu vidéo

A quand la maturité?

Le jeu vidéo est en perdition ces derniers jours. Bien que la Paris Game Week 2012 a attiré encore plus de visiteurs (220000), le secteur connait une crise sournoise. Le marché subit un recul de ses ventes, mais est touché par un problème plus dérangeant. Sa crédibilité est sans arrêt remise en cause.

UNE ÉCONOMIE PLEINE DE PARADOXES

Le jeu vidéo est le premier bien culturel en France. Son pouvoir économique prends de l’importance années après années. Son chiffre d’affaires en France, en 2011, fut de 3 milliards d’euros. Les jeux sont désormais plus rentables que les superproductions hollywoodiennes au cinéma. Des chiffres qui correspondent à la part de joueurs sur le territoire français, environ 30 millions d’individus. Et pourtant, malgré tous ces chiffres mirobolants, le GFK (groupe d’études et de conseils marketing) a annoncé un recul de 9% des ventes sur le marché des consoles, jeux et accessoires sur les 12 derniers mois. Alors qu’on croyait le secteur intouchable par la « crise », cette baisse serait-elle le signe d’un essoufflement ? Certains expliquent que la majorité des consommateurs est dans l’expectative. La raison est l’arrivée prochaine des nouvelles générations de consoles. Dernière théorie, les éditeurs commenceraient-ils à épuiser des mécanismes, des gameplays et des histoires qui lasseraient une partie des gamers ?

DÉCRÉDIBILISE PAR SON MANQUE DE REPRÉSENTANTS IMPORTANTS

C’est officiel, à partir d’aujourd’hui vous ne trouverez plus le fleuron de la presse française vidéoludique dans vos kiosques. Depuis que le groupe Mer7, principale investisseur dans la presse vidéoludique a fermé ses portes suite à une liquidation financière. Le groupe détenait les titres les plus connus comme Joystick, Jeux Vidéo Magazine, PC Jeux. Cette nouvelle est inquiétante pour le secteur français du jeu vidéo, mais aussi pour la presse en général. Comment peut-on en arriver là ? Le fait est que les jeux ont un aspect évidemment visuel et connecté. Le papier ne permettant pas autant d’ouverture qu’un site de jeux vidéo spécialisé (comme le magazine pour tablette « Le jeu vidéo de la semaine »). Cette situation pourrait causer un vrai problème pour l’industrie vidéoludique. Un média d’une si grande ampleur ne peut se passer d’un support papier de taille. C’est comme si les cinéphiles ne trouvaient plus leurs magazines cinémas préférés chez leurs marchands de journaux…

UNE IMAGE DÉVALORISANTE

Le dernier Paris Game Week (PGW) en date a été décrié par plusieurs personnes sur la toile. Certains s’accordent à parler de comportements honteux, irrespectueux et immatures de la part de visiteurs lors du salon dédié. Le jeu vidéo, devenu si consommé par les Français, a attiré une population non adepte des jeux qui s’est emparée du produit comme si elle le connaissait depuis toujours. Cela a créé une rupture de mentalité entre les joueurs préférant s’adonner aux jeux sophistiqués, intelligents et originaux, et les néogamers se jetant à tout va sur les jeux de guerre. La faute également à des éditeurs et développeurs qui gâchent le potentiel de ce média encore très jeune. A noter que les jeux les plus essayés lors du PGW 2012 était deux grosses licences guerrières : Halo 4 et Call of Duty Black Ops 2. Heureusement que le jeu vidéo ne se résume pas qu’à ça.

Personne n’en a vraiment conscience ou personne ne s’y intéresse, mais le jeu vidéo traverse une zone de turbulence. Est-ce qu’elle sera sérieuse ? C’est trop tôt pour le dire. Ce qui est sûr c’est que le secteur est à l’image d’une partie de ces utilisateurs : en plein crise d’adolescence…

Par FMA le

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