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Angry Corner #007

Le vilain petit canard

S’il est juste et nécessaire de taper sur le moindre faux pas des éditeurs et constructeurs de jeux vidéos, il est aussi important de valoriser les initiatives positives, les prises de conscience, même si elles ont quelques années de latence. Aujourd’hui, Electronic Arts repart avec les félicitations du jury. Et c’est une fois de plus Nintendo qui se mange un second avertissement de discipline bien sanglant !

Il y a trois ans, Electronic Arts se mettait à dos quasiment tous les joueurs de la planète. Sans déconner !  De Paris, à New York en passant par le Gabon et le Tibet, l’insurrection grondait face à la menace d’un bout de papier. Inclus dans tous les jeux de la firme, le Online Pass obligeait les acquéreurs d’un jeu de seconde main à débourser une dizaine d’euro supplémentaire pour accéder aux fonctionnalités multijoueur d’un jeu. Pas besoin de vous faire un dessin, l’objectif était de renflouer les caisses de la firme, à cause des pertes (fictives) provoquées par le marché de l’occasion. Une bien belle excuse qui aurait très bien pu être remplacée par n’importe quelle autre, du moment qu’elle permettait à l’éditeur de ponctionner un peu de pognon à tout le monde. Ce n’était pas une pilule que l’éditeur nous vendait, pas même une disquette, mais un bon gros supo de la taille de la dernière fusée Ariane. Merci les gars, fallait pas ! Bien entendu, la mascarade s’est étendue comme le virus Ebola et a contaminé tous les autres éditeurs. Sony, Ubisoft, Activision, Konami, tous y ont cédé et on n’est pas prêt de l’oublier. Résultat des courses : Electronic Arts est élu « pire entreprise américaine » de 2012. En 2013, le changement est le premier mot d’ordre avec la suppression de cette initiative malhonnête… Il n’est jamais trop tard pour se rendre compte de ses erreurs, même si trois années dans l’industrie du jeu vidéo correspondent à une éternité.

Quand un éditeur fait preuve de bonne foi, c’est un autre qui tombe dans les profondeurs abyssales du ridicule. Après les ventes décevantes, le line-up fébrile et une absence remarquée (et surtout remerciée !) au prochain E3, Nintendo continu de s’enfoncer. Plutôt que de chercher des revenus supplémentaires là où tous les autres éditeurs et constructeurs plongent tête la première (disons, le marché du dématérialisé par exemple …), la firme japonaise a décidé de taxer les vidéos YouTube contenant du footage des jeux de l’entreprise. Oh que c’est vilain ! Oh qu’ils sont vilains ! À force de s’engraisser, malgré des résultats financiers tout juste potables, le vilain petit canard risque de finir là où il a peut-être le plus d’utilité et de saveur : dans nos assiettes.

Par Sholid le

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