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C’est confirmé. Le flow continu de nouvelles productions télévisuelles n’aura finalement pas eu raison de la suprématie de The Wire. Même 17 ans après sa première diffusion sur HBO, le show de David Simon reste l’une des meilleures séries de tous les temps.

La phrase peut paraître brute, elle n’en demeure pas moins réelle. Peu de séries ont su percuter la planète comme The Wire l’a fait en son temps. Il n’est pourtant pas question de mystère à la Twin Peaks, de cliffhanger à la Lost, de personnages travaillés façon Sopranos, ni même de coup d’éclat Game of Thrones-style. Si The Wire a su à ce point marquer les esprits, c’est d’abord parce qu’elle évolue sur le terrain du réel. Ses personnages sont ancrés, véritables, pratiquement écrits à la façon d’un documentaire. Est-il vraiment nécessaire de rappeler que le créateur David Simon est un journaliste de profession ? Que sa série ne partage pas les mêmes ambitions scénaristiques que les habituels roller-coaster émotionnel de la TV ? Dans sa manière terre-à-terre de filmer la rue, dans son absence de filtre en ce qui concerne le langage urbain, dans le réalisme de ses personnages et de ses situations, The Wire reste des années plus tard une peinture encore d’actualité du système américain. Si elle prend comme colonne vertébrale la lutte contre le trafic de drogue à Baltimore, la série s’attache en réalité à montrer avec précision chaque strate d’un mécanisme sociétal corrompu. De l’éducation à la ramasse, aux sirènes du trafic de drogue, en passant par l’exportation illégale, les moyens dérisoires de la police, sans oublier la politique, et le désarroi de ses dirigeants : entre idéaux trahis et opportunisme crade. Chaque saison nous montrait subtilement les racines d’un problème qui ne touche pas une seule strate, mais bien le système dans son intégralité. Mais n’y voyez pas qu’une simple charge intellectuelle contestataire. The Wire ne dénonce rien, elle montre. Mais surtout, elle le fait de la plus belle des manières. Beaucoup de plumes ne se souviennent que de la symbolique de la série. Mais ce serait oublier sa plus grande qualité : son casting incroyable et ses personnages géniaux. Un dialogue dans The Wire se suit toujours avec la plus grande des satisfactions. Mais voir l’antihéros Jim McNulty foncer indéfiniment dans le même poteau pour exploser sa caisse minable, ça n’a véritablement pas de prix. On aurait aussi pu citer le grandiose Omar, pourfendeur de dealers, qui dépouille les petites frappes comme les gros bonnets de B-More. Il y a tellement à dire sur cette série qu’elle mériterait un numéro entier de S!CK magazine. Oh wait…

Pour D’Angelo, c’est business as usual / @HBO

Detective Jim McNulty featuring Le Bunk / @HBO

Par Fox Mulder le

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