Pour améliorer votre expérience , nous utilisons des cookies sur notre site Web.
Si vous continuez à naviguer sur ce site, vous acceptez d'utiliser des cookies sur le site Internet Sick Magazine . Ok En savoir plus

La séquence finale de Seven est probablement l’une des scènes les plus émotionnellement dures de l’histoire des thrillers. En plus d’être superbement interprétée, elle parachève cette peinture ultra-pessimiste d’un monde corrompu, poisseux, rongé par un mal contagieux qui n’épargne personne.

Elle laisse sur une gorge nouée, doublée d’une impression de dégoût profond, et une haine farouche envers l’humanité. Un terme qui se fait destituer de toute sa substance tout au long du film, jusqu’à atteindre un point de non-retour lors du final. Le monde n’a plus rien de bon à offrir, et l’homme en est le responsable. Sorti de son contexte, le pétage de plomb de Brad Pitt pourrait presque prêter à sourire. Mais sa prestation dans le rôle d’un jeune flic au bout du rouleau reste l’une de ses plus puissantes. Face à un Morgan Freeman désabusé, et un Kevin Spacey au sommet du sadisme, le jeune flic perd complètement ses moyens. John Doe vient de trouver la parfaite mise en scène pour le péché de la colère, suivi de celui de la vengeance. À l’article de la mort, le tueur sait pertinemment que le mal vient de triompher. Une fin pas forcément des plus récurrentes dans les gros blockbusters Hollywoodiens, mais c’est pourtant celle qui a été retenue. À l’origine, le studio avait modifié le dénouement final. Brad Pitt aurait dû se lancer dans une course contre la montre, dans le but de sauver sa femme enceinte, et triompher du mal. Néanmoins, Brad Pitt et David Fincher ont véritablement insisté pour que la scène de la boite soit conservée. Ils se sont battu avec le studio pour faire valoir ce dénouement infiniment plus marquant, quitte à malmener l’audience, et la priver d’un happy ending qui n’aurait pas collé avec le script original. C’est d’ailleurs ce même script qui a poussé Fincher à revenir vers le cinéma, alors qu’il était encore traumatisé par l’expérience d’Alien 3. D’après lui, il aurait à l’époque préféré « avoir un cancer du côlon » plutôt que de refaire un film. Durant leur bataille, de nombreuses fins alternatives ont été proposées. Dans l’une d’elles, on découvre les origines du personnage de John Doe, et on apprend qu’il aurait été abusé par un prêtre toute son enfance. Il y en a même une où le personnage de Morgan Freeman aurait pris la décision d’abattre John Doe lui-même, afin que le jeune David Mills puisse avoir une chance de passer à autre chose. Au final, l’équipe est revenue sur l’idée originale, et personne ne s’en plaindra.

Seven Box 01

Par Fox Mulder le

Plus de lecture