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Imaginez un lieu où rien n’est interdit. Un sanctuaire dans lequel la transgression est autorisée, et où les pulsions les plus inavouables peuvent s’exprimer en toute liberté. Sans concession, sans limites. Un parc d’attractions peuplé d’êtres mécaniques, où l’humanité se laisse aller à tous ses travers. Le divertissement ultime.

Jusqu’où iriez-vous si demain la société décidait d’abolir les règles, et de totalement lâcher la bride ? Adaptée du film Mondwest de 1973, la nouvelle série de HBO part avec la force (ou le handicap) d’être la succession spirituelle de Game of Thrones. Une comparaison pour le moment impossible à tenir, même si le premier épisode de Westworld a déjà su réunir plus de 3,3 millions de téléspectateurs. Avec un budget estimé entre 80 et 100 millions de dollars pour les 10 premiers épisodes, la série chapeautée par J.J Abrams et Jonathan Nolan cristallise naturellement les attentes les plus folles. Son premier épisode met en place les tenants et les aboutissants d’un univers qui s’annonce foisonnant. L’intrigue dévoile les rouages de ses ambitions folles au fil des minutes, comme un Kraken qui déroule ses tentacules les unes après les autres. Néanmoins, la série a le bon goût de ne pas perdre le spectateur dans les limbes de son récit complexe dès les premières minutes. La mission est néanmoins très vite accomplie : il ne faut pas bien longtemps avant que vous soyez investi dans ce monde fantasmé, au cadre véritablement hypnotique. Les robots humanoïdes qui peuplent ce Far West fictif ne sont pas conscients de leur statut. Ils répètent sans cesse les mêmes scripts, comme un jeu vidéo que l’on recommencerait jour après jour. De leurs points de vue, ils sont des humains comme les autres. Du point de vue du reste de l’humanité, celle faite de chair et de sang, ils ne sont que des machines que l’on peut insulter, frapper, violer et massacrer à souhait, avant d’être réinitialisée le lendemain matin. L’empathie qui en découle est presque dérangeante, contre nature, mais pourtant bien réelle. Evan Rachel Woods est magnétique, et Hopkins fidèle à son charisme naturel. Le premier épisode confirme que Westworld sera un succès sans équivoque, ou une catastrophe industrielle aux proportions dantesques. Tout dépendra de la route que suivra la série, et surtout du niveau de maîtrise dont fera preuve sa narration, qui pourrait très vite devenir indigeste. Il mérite néanmoins le coup d’oeil, ne serait-ce que pour son sublime générique épuré, qui restera dans les anales :

Westworld Opening 02

Westworld Opening 01

Par Fox Mulder le

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