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Encore une fois, Nathan Drake est à l’article de la mort. Il est suspendu d’une seule main, fébrilement agrippé a l’extrémité d’un train déraillé. Sous ses jambes branlantes, un insondable gouffre glacial. La situation est désespérée, mais Nathan va faire ce qu’il sait faire de mieux : ne rien lâcher.

Cette séquence de gameplay, elle a marqué des millions de joueurs. La raison est simple : là où la majorité des jeux de l’époque auraient tenté de retranscrire cette séquence vertigineuse en cinématique, Uncharted 2 vous propose de l’incarner. Cette remontée spectaculaire, vous allez la vivre. Vous allez l’incarner. Même si les mécaniques sont scriptées au possible, c’est vous qui sautez de siège en siège. C’est vous qui avancez désespérément, alors que la structure rouillée et glissante s’écroule en direct sous vos pieds. L’illusion est parfaite, le subterfuge fonctionne : vous avez l’impression de réaliser l’évasion du siècle, bien que vous n’ayez finalement rien fait d’autre que suivre les rails de sauts prédéfinis. À travers cette séquence, c’est toute l’expérience Uncharted 2 qui est encapsulé : une aventure ouvertement too much, rythmée par des fusillades dantesques et des exploits physiques surréalistes, qui propulseraient directement Nathan Drake au rang de surhomme. Mais qu’importe. Durant sa courte aventure, Uncharted 2 distillait un niveau de détails subjuguant. Les temples perdus, les mécanismes antiques, toute la formule classique du récit d’Aventure est transcendée, portée par un rythme effréné, des décors majestueux, et une quête impossible en Himalaya, sur les traces de Marco Polo, à la recherche du royaume mystique de Shambhala…

Ça peut paraître fou, mais la sortie du jeu en octobre 2009 s’accompagnait pour nous d’une grande prise de conscience. Le meilleur film d’Aventure de la décennie était un jeu vidéo. Uncharted 2 venait de surpasser ses modèles, qu’ils soient issus du jeu vidéo (on pense forcément à Lara Croft), mais de la littérature et du cinéma. Sur le papier, ce n’est pourtant rien de plus qu’une course à l’artéfact, lancée face à un méchant criminel de guerre, qui défonce les ruines à coups de lance-grenade, et dont le nom a des consonances scandinaves (Lazarevic). On croirait assister au remake d’un film d’Aventure post-Guerre Froide. Mais dans la maîtrise totale de son gameplay, dans la perfection de ses animations, et surtout dans son voyage de longue haleine (on se souvient de la transition folle de ce trajet en train), Uncharted 2 a tout simplement redéfini les standards du jeu d’action-aventure (ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme le meilleur épisode de la première trilogie). Le titre de Naughty Dog (les géniaux créateurs de Crash Bandicoot) n’a pas fait que repousser les frontières : il marque une nouvelle étape. Après Uncharted 2, il n’y avait plus de retour en arrière possible.

Par Yox le

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