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On ne l’avait pas vue venir, mais elle nous a broyé les prémolaires avec la même férocité d’un crochet du droit de Bruce Wayne. Plus qu’une énième série sur des justiciers costumés, The Boys est un pugilat violent et cynique, qui prend un malin plaisir à défoncer les codes du genre super-héroïque de l’intérieur.

Si vous êtes familiers avec la bande-dessinée qui a inspiré la série, la suite ne devrait pas vous surprendre. Il faut dire que la fidélité à l’esprit sulfureux du comics de base force le respect. On reconnais bien là l’univers corrosif de l’oeuvre de Darick Robertson, accompagné du légendaire Garth Ennis (qui n’est autre que le co-créateur de Preacher). Ce qui frappe avec The Boys, c’est tout d’abord l’absence de filtre de la série. Cette dernière part d’un postulat très simple : et si les Avengers étaient réels ? Et si les plus grands héros de la planète étaient d’abord des pions dans une machine commerciale, qui vise à brasser des milliards bien avant de sauver des vies. Les héros des Seven (la fameuse équipe qui domine l’univers de The Boys) ne sont réduit qu’à des produits, des têtes d’affiches qui ne servent qu’à vendre des films, des figurines et des produits dérivés. C’est comme si le capitalisme avait broyé de l’intérieur la Justice League (oh wait…).

Maintenant, imaginez que les héros en question soit une belle bande de raclures cyniques aux pouvoirs aussi démesuré que leurs égos. Imaginez un Clark Kent dans aucune compassion réelle. Vous y êtes ? Ce type là n’est autre que Homelander, le plus grand héros de la planète, qui se trouve aussi être l’un des pires déchets de l’espèce humaine : irascible, égocentrique, manipulateur. Plongé à l’épicentre de l’intrigue de The Boys, le personnage de Homelander est à la fois terrifiant et fascinant, superbement nuancé par un Anthony Starr royal (qui faisait déjà copieusement le boulot dans la série Banshee). Il justifie à lui seul le visionnage de cette série, qui ne manque clairement pas d’autres qualités. On aurait pu citer cette équipe d’outsiders humains menés par un Karl Urban au top, toujours apte à s’en prendre à du gibier bien plus gros que lui. On aurait aussi pu citer le lien qui unis Hughie Campbell et la douce Starlight, une héroïne tout juste intégrée dans les Seven, et qui découvre toute la corruption du métier de justicier… En une saison galvanisée à l’ultra-violence, The Boys a réussi le paris de totalement prendre à revers un genre qui devient pourtant de plus en plus central dans la pop culture. Autant dire qu’il nous tarde de disséquer la série toujours plus loin dans le prochain numéro de notre magazine, dont le dernier numéro est toujours dispo ici. Dans le doute, sachez que la saison 1 de The Boys est toujours dispo sur Amazon Prime.

Par Fox Mulder le

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