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Shenmue 3 est un anachronisme, un jeu marginal arraché d’un autre temps, jeté entre les griffes d’une époque moderne qui tourne à 100km/h. Technique dépassée, rythme étiré : à l’heure où on écrit ses lignes, le titre de Yu Suzuki a tout d’une anomalie dans l’industrie. Et c’est précisément la raison pour laquelle vous devez y jouer.

Souvent incomprise, la saga Shenmue a toujours joué avec ses propres règles, évoluant à son rythme, imposant sa cadence dans un millénaire toujours plus pressé d’atteindre le prochain niveau. S’il part comme une simple histoire de vengeance, le scénario du jeu n’a finalement jamais été intéressé par la destination : tout repose sur le voyage. Sur ces minutes d’errances, passées à flâner dans les rues, parler aux gens, ou simplement embrasser l’atmosphère reposante du titre, en arrêtant de regarder la montre. Cette horloge, elle s’est arrêtée il y a 18 ans. Nous étions en 2001, et Shenmue 2 venait d’enfoncer le clou de la révolution du premier épisode. Mais depuis, plus rien. L’industrie a avancé, le monde est passé à autre chose. Mais nous n’avons pas oublié. Les fans non plus, n’ont pas oublié. Au terme d’un développement parfois surréaliste, entre accidents de parcours, douches froides et délais supplémentaires, Shenmue 3 est enfin là. Pour fêter ça, sa sortie s’accompagne d’un beau making-of. L’occasion de revenir sur la philosophie de la saga, ainsi que les ambitions de ce nouvel épisode plus contemplatif (et plus prenant) que jamais.

Par Yox le

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