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On a hésité à appeler ça un coup de génie, mais on s’est dit qu’il fallait en garder sous le pied au cas où cette seconde saison parvient à faire encore mieux. Pour le moment, on est quand même sacrément confiant.

Les critiques ne sont pas tendres avec la deuxième saison de True Detective. Quand les uns pestent sur le manque d’ambition du premier épisode diffusé il y a moins de deux semaines, les autres assassinent la nouvelle fournée de Nic Pizzolatto en l’accusant de n’être qu’une ignoble parodie de la première saison. Il faut dire que le premier épisode avait la lourde tâche d’effacer des rétines les paysages désolés et macabres de la Louisiane. Pire, il fallait nous faire oublier les tirades de philosophie de comptoir de Mathew McConaughey et les coups de sang de Woody Harrelson, les deux acteurs étant désormais relégués au statut de producteurs exécutifs. Pourtant, au terme de son second épisode, cette deuxième saison est parvenue à balayer de manière surprenante toute la campagne marketing de la série en seulement quelques secondes. Toi qui t’aventures dans les terres sacro-saintes du monde télévisuel, toi qui désires conserver le suspense quant à l’intrigue et aux enjeux de cette nouvelle saison, nous ne pouvons que te conseiller de dégager ton cul terreux de ces lignes, sous peine de gâcher ce qui s’affiche déjà comme l’un des moments clés de cette saison 2.

Un petit tour et puis s’en va


Ce putain de Colin Farrell. Inutile de feindre l’ignorance, tout le monde est d’accord sur le fait que l’acteur occupe la même position que celle de McConaughey l’année dernière : celle d’un acteur qui compte bien livrer une performance exceptionnelle, histoire de reconquérir le cœur du public et des réalisateurs. Il faut bien avouer que les dernières prestations du bonhomme sont loin d’être marquantes, pour ne pas dire totalement navrantes. De tout le casting présent pour cette seconde saison (Vince Vaughn Rachel McAdams, Taylor Kitsch), Colin Farrell est sûrement le nom le plus vendeur de tous. Deux épisodes, c’est ce qu’il a fallu à l’acteur pour se payer une belle réhabilitation, ponctuée par une mort des plus brutales. L’acteur était l’une des têtes d’affiche, pour ne pas dire la principale curiosité de cette nouvelle saison. Et il serait impensable que l’acteur ait accepté le rôle, sans savoir ce qu’il adviendrait de son personnage à la fin du second épisode. En connaissance de cause, Farrell a donc accepté de sacrifier son temps d’apparition sur l’autel de ceux qui ont une grosse paire. Et rien que pour ça, cette seconde saison est une belle réussite !

We get the world we deserve


Outre cette performance marquante de Colin Farrell, ce qu’on retiendra surtout de cette nouvelle saison, c’est la façon donc Nic Pizzolatto est parvenu à faire de Ray Velcoro (le personnage joué par Farrell) l’un des plus charismatiques, l’un des plus intrigants, pour l’éliminer ensuite comme la sombre merde qu’il est. Quelques minutes avant son destin funeste, Ray balançait la réplique qu’on nous sert comme slogan de cette seconde saison : We get the world we deserve. Personne n’aurait imaginé il y a quelques semaines que le flic ripou joué par Farrell ait véritablement la fin qu’il mérite : celle d’un père rejeté, d’un mari détesté et d’un être humain aussi méprisable qu’attachant. Alors qu’il enquête sur la résidence secondaire d’une victime, Velcoro est tout simplement abattu de sang-froid par un meurtrier, chapeauté par une tête de corbeau. Un coup de fusil à pompe dans la poitrine, un coup de fusil à pompe dans les tripes et Colin Farrell quitte le monde impitoyable de True Detective avec une standing ovation.

True Detective S02 - NEWS05

Crédit image entête, Ghiaagv.

Par Sholid le

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