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Il y a un quart de siècle, Quentin Tarantino plantait dans nos artères la plus dure de toutes ses drogues dures, réanimant le cinéma comme la seringue d’adrénaline dans Mia Wallace. Le réalisateur délivrait avec sa Fiction Pulpeuse un concentré addictif de personnages cultes et de scènes iconiques. 25 ans après, Pulp Fiction reste l’une des références du cinéaste, et plus généralement de toute cette foutue culture pop.

Pourquoi ? Les raisons sont nombreuses. Elles se bousculent, comme des cornichons terrifiés dans un burger de Jules Winnfield. Double Quarter Pounder (with cheese). Pour commencer, le casting. Qui a oublié la coupe brune au carré d’Uma Thurman ? Personne. Qui a oublié la dégaine immaculée de John Travolta et Sam Jackson ? Qui a réussi à effacer cette image de Bruce Willis, à genoux sur le sol, avec un ball-gag fermement engoncé dans sa cavité buccale ? Personne, personne, et encore personne. Si le film frappe aussi fort, c’est d’abord parce-que le cinéaste parvient à icôniser chacun de ses personnages, soigneusement interprété par le bon acteur. Le rôle de Jules Winnstein avait été écrit spécialement pour Sam Jackson. Bien qu’il était à l’époque une tête d’affiche du Box-Office, Bruce Willis a accepté de jouer dans le film, et ce malgré son petit budget. Travolta s’est offert une résurrection en signant l’un des meilleurs rôles de sa carrière, et Uma Thurman (jusqu’ici assez méconnue du grand public) explose sous l’objectif. Résultat des courses ? Carton planétaire, film culte, popularité décuplée pour les acteurs et le réalisateur. Vous connaissez le tableau. Il y a aussi cette Palme D’or au Festival de Cannes en 94, ou cet oscar du meilleur scénario l’année d’après. Il n’en est qu’à son deuxième film, mais Tarantino a déjà imposé une touche, un style, une identité.

Comme son titre l’indique, le film reprend et s’approprie tout l’héritage des magazines « pulp », ces revues alternatives, souvent pas chères, violentes et vendues pour seulement quelques cents. Décomplexé, brutal, populaire : c’est Pulp Fiction tout craché. Le film s’impose comme un concentré de culture, porté par une soundtrack de titres emblématiques. La musique chez Tarantino, ça a toujours été une grande histoire d’amour. Pulp Fiction ne fait pas exception à la règle. Si vos neurones feront automatiquement le rapprochement avec la scène de danse endiablée au Jack Rabbit Slim’s (sur le morceau You Never Can Tell de Chuck Berry), d’autres tracks ont su épouser d’autres instants de grâce du film, leur apportant parfois un tout autre niveau de lecture. C’est le cas de l’utilisation de morceau Girl, You’ll be a Woman Soon, alors que la pétillante et autodestructrice Mia s’étale au sol dans un tonnerre de convulsions. Indirectement, Pulp Fiction s’inscrivait un peu dans ce message d’une existence éphémère, presque absurde, où la fête, la joie et l’innocence peuvent s’arrêter subitement. Aussi vicieuse qu’un rail d’héroine, aussi fulgurante qu’une pression involontaire sur la détente, et qu’une tête explosée à l’arrière d’une voiture : la mort est partout dans ce film. Logique, lorsque l’on évoque un récit principalement inspiré du quotidien de gangsters interconnectés. 25 ans après, Pulp Fiction reste un classique, un passage obligé. Et c’est peut-être ce qu’il y a de plus beau avec ce film : ce n’est pas une relique respectée mais oubliée. Il continue d’être regardé, cité, apprécié. Génération après génération, Pulp Fiction reste un pilier dans la filmographie de Tarantino. Immanquable, tout simplement.

Par Yox le

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