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Bien que déroutante dans ses premières minutes, la première saison de Preacher incarne la parfaite transition entre l’univers du comics et de la télévision. Sans ne jamais dénaturer le propos original, cette première salve d’épisodes approfondie de manière remarquable l’oeuvre coup de poing de Garth Ennis et Steve Dillon.

À lui seul, le pilote est un condensé d’action pure, d’adrénaline, de séquences irréelles et de profonds questionnements. Lorsque le génial Cassidy, vampire de profession, saute d’un avion en plein vol après avoir copieusement éviscéré tout le personnel de bord, on se dit que la série de Sam Catlin, Evan Goldberg et Seth Rogen va clairement prendre quelques libertés sur le matériel original. Ce qui n’est pas foncièrement une mauvaise chose, tant l’esprit, le fond et l’âme du comics demeurent intacts. Campé par le magnifique Joe Gilgun (qui balançait déjà des hectolitres de rêve dans Misfits et This is England), le personnage de Cassidy est plus ou moins le portrait craché de son équivalent comics. Au contraire, la téméraire Tulip fait les frais d’une transformation à la fois physique et psychologique. Des choix qui s’avèrent payants, tant l’intérêt de sa relation avec Jesse Custer s’en retrouve décuplé. Jesse, c’est bien sûr le charismatique antihéros frappé par l’intervention d’une puissante entité appelée Genesis, qui va lui donner le pouvoir du contrôle absolu. Personne sur Terre n’est capable de désobéir à la voix de Genesis, chose que Jesse va très vite apprendre à utiliser à son avantage. Néanmoins, le déroulement de la trame s’éloigne du comics. À quelques événements près, l’intégralité de cette première saison pourrait être considérée comme une introduction géante au monde gore et sans pitié de Preacher. Tout a été fait pour épaissir les personnages, et accroître les enjeux de ce comics fracassant, à l’image du travail de background effectué sur le Saint of Killers, antagoniste ô combien iconique. Avec une esthétique très brute qui s’inspire ouvertement des westerns spaghettis et de Tarantino, la série s’éloigne de certains aspects très orienté SF / fantastique vus dans les comics. Autant de décisions artistiques qui sont explicitées dans la très bonne version Blu-Ray de cette première saison, chargée de bonus inédits et de scènes coupées. Preacher, ce n’est plus juste un putain de comics. C’est aussi une putain de série.

Joseph Gilgun as Cassidy - Preacher _ Season 1, Pilot - Photo Credit: Lewis Jacobs/Sony Pictures Television/AMC

Par Fox Mulder le

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