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Tarantino ne s’en est jamais caché : Kill Bill est avant tout la somme de nombreuses inspirations. Du cinéma hongkongais, à l’imagerie du comics sans oublié les fameux westerns spaghettis. Mais il se pourrait bien que le cinéaste américain n’est pas crédité toutes ses inspirations.

C’est du moins la conclusion à laquelle s’est livré un réacteur du site Radio Nova. Dans son analyse, Jean Rouzaud compare le classique de Tarantino (sorti en 2003) avec une autre production, bien moins connue, qui date du milieu des années 70. Le long-métrage en question s’appelle They Called her One Eye (en version américaine), et il est vrai que les ressemblances sont plutôt troublantes. Jugez plutôt : l’histoire tragique de Madeleine, qui se fait violer par un vieillard pervers et croulant. À la suite de cet événement traumatique, la jeune femme devient muette, elle grandit et finit dans les griffes d’un proxénète. Un type affreux qui va l’exploiter jusqu’à la moelle, et finir par lui crever un œil à l’Opinel. Désormais affublée d’un bandeau noir, cette dernière subit viol sur viol, se fait torturer et devient toxico. Usée par tous ses sévices, elle décide un jour de se réfugier chez ses parents, qui finiront par se suicider de honte. Démoralisée par la race humaine, la jeune femme entreprend son chemin de croix : une vengeance sanglante et sans pitié.

Le rape and revenge par excellence


Pour accomplir sa destinée, Madeleine passe du statut de victime à celui de bourreau. Elle apprend les arts martiaux, découvre les joies du fusil à pompe, et se lance dans une rétribution froide et calculée, afin de faire payer de leur vie tous ceux qui lui ont volé une partie de la sienne… Ça ne vous rappelle rien ? Elle n’a peut-être pas la combinaison jaune d’un Bruce Lee, mais l’inspiration est bien réelle. Connaissant l’énorme culture cinématographique de Tarantino, et son gout pour les films des années 60-70, il ne serait pas étonnant que le cinéaste se soit inspiré de ce film, sans pour autant le revendiquer. Il faut dire que le réalisateur suédois à qui l’ont doit ce chef-d’œuvre de perversité (Bo Arne Vibenius) reste au jour d’aujourd’hui plutôt méconnu du grand public, tout comme l’actrice principale Christina Lindberg. Pas de mariage, ni de rêve brisé d’une famille heureuse, mais le reste de la trame colle parfaitement. À la différence près que They Called her One Eye est infiniment plus tordu que Kill Bill. Violent, pornographique et un brin sadique. On vous laisse vous faire votre propre avis :

They Called her one eye - NEWS01

Source image entête (modifiée).

Par Fox Mulder le

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