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Si dans le monde réel Merle Dixon représente l’archétype du redneck alcoolique, raciste et profondément méprisable, dans The Walking Dead il reste un personnage emblématique avant tout. Son interprète Michael Rooker a d’ailleurs une vision assez personnelle de la fin de la série adaptée du comics de Robert Kirkman.

Lors de la Walker Stalker Con de 2016, l’acteur a dévoilé une peinture assez pessimiste, mais aussi plutôt intéressante du final de Walking Dead. Pas de spoil, il s’agit bien entendu d’une vision personnelle. Une idée qui n’a certainement rien à voir avec l’idée de Robert Kirkman, qui restera très certainement secrète jusqu’au dernier moment. Rooker imagine « un chemin de fer, qui s’étale à perte de vue sous un soleil couchant ». Il ajoute : « derrière la caméra, un seul personnage marche au milieu vers l’horizon. Vous réalisez que c’est Carl, qui a bien grandi. C’est devenu un homme. Il n’y a personne à ses côtés, juste lui. Vous réalisez que tout au long de la série, vous avez revisité son passé, vécu ses souvenirs. Tout le monde est mort. C’est le seul survivant. Il est désormais seul ». L’idée est assez sombre, voire un peu téléphonée, mais assez intéressante. Tout au long de la série, Carl évolue en marge, et multiplie les avancées symboliques. On peut d’ailleurs imaginer qu’il devient le héros de la série à la seconde où Rick lui transmet son chapeau de shérif, symbole de l’autorité et de l’intégrité. La naissance de sa petite soeur, le trépas de sa mère, les prises de décisions qui ont suivies ne sont que des passages emblématiques qui renforcent l’évolution du personnage. Vivant dans l’ombre de son père, Carl n’attend peut-être que de prendre le relais. Soulager son géniteur du poids de ses écrasantes responsabilités envers les siens. Cette fin alternative rejoint d’ailleurs une thématique assez récurrente dans la série : ce sont les jeunes gens qui s’adaptent le mieux au nouveau monde. Les adultes garderont toujours les séquelles de la civilisation avant la chute, ce qui les rend à la fois humains, mais aussi faibles. Dans la série, la capacité d’adaptation de Carl est assez exceptionnelle. La fin imaginée par Michael Rooker est donc légitime, peut-être même possible. De notre côté, on a du mal à imaginer que Walking Dead soit autre chose que le périple de Rick Grimes. Seul le temps nous le dira.

Par Fox Mulder le

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