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Jack, Kate, Hurley, Sawyer, John Locke… On n’aurait pu se contenter de dire que ces noms sont restés gravés dans l’histoire du petit écran. Mais c’est bien plus que ça. Il y a 15 ans, la télévision se prenait un crash d’avion qui allait tout changer.

Lost est clairement une série à part. Lorsqu’elle a été diffusée pour la première fois sur les ondes d’ABC le 22 septembre de l’année 2004, le public savait déjà qu’il avait affaire à quelque chose de nouveau. Ce n’est pas tant le déferlement de moyens qui impressionnait le plus (le pilote de la série aurait coûté près de 14 millions de dollars). C’est surtout que dès ses premières minutes, la série portait déjà cette empreinte de mystère et de fascination. Une signature similaire qui rappellerait presque le magnétisme du premier épisode de Twin Peaks. À la suite d’un spectaculaire crash d’avion, les survivants du vol 815 d’Oceanic Airlines se retrouvent échoués sur la place, perdus sur une île visiblement déserte. Dès le début, Jeffrey Leiber accompagné de J.J Abrams (Star Wars) et Damon Lindelof (The Leftovers), tissent les contours d’un concept qui semble bien rodé. Le casting est pléthorique, et chaque personnage dispose de ses propres flashback, revisitant les grands traits de leur existence avant le crash.

Les créateurs auraient aisément pu se contenter d’un hit-show sur le sable tropical, sorte de rencontre entre Seul au Monde et l’émission Survivor. Mais au fil des épisodes, la trame tisse un univers de plus en plus opaque, presque complèxe, qui évoque la spiritualité, la numérologie, la philosophie, la foi et le destin. On réalise peu à peu que les secours ne vont pas arriver de si tôt, qu’une sorte de fumée noire mortelle rôde dans les mangroves, et une mystérieuse organisation (l’initiative Dharma) planque des bunkers aux 4 coins de l’île. Cette île, qui est presque une entité vivante, un lieu fantasmagorique. Il y a aussi les « autres », cette société alternative crainte comme la peste, faisant réaliser aux naufragés qu’ils ne sont pas seuls au monde, et que la plus grande menace pourrait bien être celle qui nous ressemble le plus. Certains sont allés jusqu’à dire que les scénaristes s’étaient eux-mêmes laissés dévorer par leur oeuvre tentaculaire. Qu’ils avançaient à l’aveugle, et c’est partiellement vrai. Qu’à cela ne tienne, ce qui en a découlé relève du miracle télévisuel. Une oeuvre à la fois intemporelle et figée dans le temps, prolifique et terriblement addictive. Une série qui confirme plus que jamais que toutes les grandes questions de la vie ne sont pas faites pour trouver des réponses, et dont le final (ultra clivant) restera à jamais gravé comme l’un des plus audacieux de l’histoire récente du petit écran. Comme toutes les grandes séries, il y a eu un avant, mais surtout un après.

Par Yox le

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