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Il y a encore tant de choses à faire avec Dune, le classique science-fiction de Frank Herbert, qui reste l’un des ouvrages SF les plus vendus au monde. Depuis sa sortie en 1965, il a fait l’objet d’une tentative d’adaptation filmique avortée, puis finalement remise entre les mains de David Lynch en 1984.

La complexité de l’oeuvre de Frank Herbert est massive, réputée impossible à saisir dans toute sa substantifique moelle. En 1975, la barre était déjà très haute pour le réalisateur Alejandro Jodorowsky, qui voyait en l’adaptation de Dune un projet démesuré, sur lequel il avait réuni une équipe créative tout simplement incroyable. Face à la caméra, Mick Jagger, Orson Welles et Salvador Dali se donneraient la réplique. Pink Floyd et le groupe Magma étaient d’accord pour s’occuper de la soundtrack. Quand à la direction artistique, elle avait été confiée à Moebius accompagné d’un certain H.R Giger, qui n’est autre que le créateur du monstre de la saga Alien ! Le projet allait être grandiose, spirituel, et l’esthétique allait plonger l’oeuvre originale dans un univers éthéré, presque psychédélique. Néanmoins, le long-métrage ne verra finalement jamais le jour, laissant une énorme amertume dans la bouche des fans. Un couteau largement remué dans la plaie lors de la sortie du documentaire Jodorowsky’s Dune, dans lequel on découvre l’ampleur du travail préliminaire accompli. En 84, c’est David Lynch qui reprend la bête, avec un style qui lui est propre. Le maître du bizarre instaure une esthétique épurée, presque mystique. Face à la caméra, Kyle MacLachlan fait ses premiers pas au cinéma dans le rôle-titre, avant Blue Velvet, et surtout avant Twin Peaks. Le film sera finalement découpé à la truelle, et se prendra une rincée par la critique, doublée d’un véritable échec en bonne et due forme. Lynch finira même par renier la version télévisuelle du film, toujours moins fidèle à sa vision d’origine. En 1992, c’est le monde du jeu vidéo qui accouche de ce que beaucoup considère comme la meilleure adaptation de Dune à ce jour. Les deux jeux Dune rendent chacun à leur manière justice à cette bataille pour l’Epice, qui tiraille la planète Arrakis, surnommée la Dune. L’Epice est une substance aussi rare que précieuse, qu’il est impossible de recréer artificiellement, et qui permet les voyages spatiaux. Elle décuple également toutes les facultés de l’être humain. Différentes maisons s’en disputent le contrôle, comme les Atréides ou les Harkonnen. Dans le premier roman, Paul, hériter de la maison Atréides subit une profonde trahison. Exilé dans le désert, il fait la rencontre d’un chef Fremen, Stilgar, avec qui il va fonder une véritable armée. Politique, religion, société, pouvoir, l’oeuvre d’Herbert est totale. En 2000, elle fait l’objet d’une mini-série adoubée de deux Emmy Awards. Depuis, plus rien. Jusqu’à cette annonce de la mise en chantier de nouvelles adaptations par Legendary Pictures, associé à Brian Herbert, fils du romancier décédé. Ensemble ils planifient un retour sur grand écran, mais aussi à la télévision. De quoi relancer les fantasmes les plus fous, tout particulièrement en voyant ce que la télévision a récemment fait pour la science-fiction. L’idée d’une série de la qualité de Westworld avec l’univers foisonnant de Dune a clairement de quoi faire saliver.

Par Fox Mulder le

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