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On en parle encore, presque 5 ans après la sortie du film. Le sujet de la fin d’Inception a été usé jusqu’à la racine, noyé sous des hectolitres d’encre versée, terrassé par des heures entières de conversations qui n’ont finalement jamais vraiment abouti à une réalité concrète.

La raison est pourtant simple : il n’y a pas de réalité concrète. Durant tout le film, le Chef-d’œuvre de Christopher Nolan nous fait voyager entre deux réalités. Celle que nous connaissons, dans laquelle nous vivons, et celle des rêves. Pour différencier ces deux mondes : la fameuse toupie. Si elle s’arrête de tourner, vous êtes dans le monde réel. Si elle tourne indéfiniment, vous êtes quelque part, perdu dans les bras de Morphée. Souvenez-vous, le film se terminait sur une séquence vicieuse. Un plan de la fameuse toupie qui vacillait, avant de brutalement se faire couper par un écran noir. Personne ne saura jamais si Cobb, le personnage principal était enfermé dans un rêve, ou bien revenu à la réalité pure et dure. Depuis, les théories se sont multipliées sur le net, continuant d’alimenter les forums de fans des années après. Il y a deux ans, un fan français faisait d’ailleurs une découverte assez remarquable, en publiant une vidéo qui a fait le tour du net. Vous pouvez y jeter un œil juste en dessous.

Les réalités se confondent


Une théorie d’apparence bien ficelée, qui s’est depuis fait démonter sur le net, remettant une fois de plus les compteurs à zéro. Jusqu’à cette petite déclaration de Nolan, lors d’un discours face aux étudiants de l’université de Princeton : « Dans la grande tradition de ces discours, généralement quelqu’un dit qu’il faut poursuivre ses rêves. Mais je ne veux pas vous dire ça parce que je n’y crois pas. Poursuivez plutôt votre réalité […] À la fin de ce film, le personnage de Leonardo DiCaprio, Cobb, se retrouve avec ses enfants, au moins dans sa réalité subjective. Il n’en a plus rien à faire, et cela dit quelque chose : peut-être que tous les niveaux de réalité sont valables ». Nous y voilà. Dans la vision que Nolan avait pour son film, les rêves ne sont pas moins factices que ce que nous appelons, nous, la réalité. Le réel de l’un fait parfois le rêve de l’autre. Plus que jamais, le réalisateur souhaitait brouiller les frontières, et confondre les différentes strates du rêve. Un message qui colle bien avec l’aspect assez spirituel du film, et qui ne grave pas dans la roche telle ou telle interprétation. C’est tout l’intérêt de cette fin ouverte : le vrai sens du film reste avant tout celui que vous lui donnez.

Par Fox Mulder le

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