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On pourra penser ce que l’on voudra de la prestation de Ben Affleck dans le rôle du Chevalier Noir. En revanche, personne ne pourra nier l’investissement de l’acteur dans son rôle, et plus particulièrement en ce qui concerne sa participation à The Batman. Un film dans lequel Affleck devait être fut un temps acteur, scénariste, et même réalisateur.

Alors que le projet a définitivement sombré dans les limbes d’Hollywood (et que Robert Pattinson a remplacé l’acteur de Gone Girl dans une version plus jeune de Bruce Wayne), des bribes du scénario avorté de Ben Affleck refont surface. Et surprise : ce dernier proposait une vision très sombre de l’univers culte des comics DC. Un point de vue qui se rapproche énormément des jeux Batman Arkham, signés Rocksteady. Et pour cause, une bonne partie du film devait justement se dérouler dans l’asile mythique. Un lieu emblématique de l’univers Batman, qui n’a jamais vraiment été exploité à sa juste valeur sur les écrans de cinéma. Dans le podcast Happy Sad Confused, le cinéaste Robert Richardson (qui devait réaliser le projet après qu’Affleck se soit désisté) en révèle plus sur ce script, qui n’a hélas pas su convaincre les pontes du studio. Selon Richardson, le script « explorait la face plus sombre de Batman ». Il ajoute : « Affleck voulait creuser du côté de la folie. Donc je pense que vous auriez vu quelque chose de plus sombre que ce qui a été fait par le passé. Il creusait plus l’individu. Qui était vraiment Batman au fond de lui ? Quels éléments sont sains chez lui ? Lesquels le sont moins ? ».

Sur le papier, il est vrai que la psychologie du Chevalier Noir a toujours dangereusement flirté avec la ligne entre le bien et du mal. Le film aurait dû nous mener à une réflexion sur les méthodes parfois ultras violentes du chevalier noir. La fin justifie-t-elle les moyens ? Ce sont des thématiques qui ont déjà été superbement explorées dans les comics, et magnifiquement bien reprises dans la trilogie des jeux Batman Arkham. Justement, à propos de l’asile Richardson affirme : « Batman entrait un peu plus dans l’asile d’Arkham. Il pénètre dans cet endroit où tout le monde est mauvais. Il y a tous ces gens qui ont vrillé, et il y a Batman. C’était vraiment fascinant ». C’est peut-être cet aspect trop psychologique qui a effrayé les studios, qui visait probablement plus les recettes d’un blockbuster super-héroïque classique. La version remaniée et revisitée du film Batman débarque 30 juin 2021 sur nos écrans. Espérons que le script aura su sauvegarder quelques bonnes idées de la vision avortée d’Affleck.

Par Yox le

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