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À seulement quelques jours de la sortie de Lucy en salles, les interrogations se multiplient autour du 16ème long-métrage de Luc Besson. Cette nouvelle production EuropaCorp semble pourtant avoir mis le paquet, en mettant notamment le public américain dans sa ligne de mire : Scarlett Johansson et Morgan Freeman au casting, une foule d’effets spéciaux, et un budget de 40 millions de dollars qui explose tous les records de la société. Sans oublier les questions scientifiques que soulève le film. Voilà qui devrait en théorie faire monter nos attentes jusqu’au plafond. À moins que ce ne soit totalement l’inverse.

Besson, tout ou rien


Il a beau être le défouloir favori des journalistes, Besson a toujours su faire des films à la fois populaires et fédérateurs. Au fil des années, il est devenu un virtuose du cinéma d’action, que ce soit en tant que réalisateur, scénariste ou producteur. Après tout, c’est à lui que l’on doit la figure emblématique de Liam Neeson au sommet de son art, dans le très musclé Taken. Ou encore le souvenir nostalgique d’Anne Parillaud dans Nikita. Sans oublier la prouesse d’avoir remis au goût du jour des mythes tels que Robert De Niro ou Michel Pfeiffer dans le récent Malavita. Et on ne citera pas les Léon et autres Cinquième Élément devenus cultes. Quoi que l’on en dise, le français est et restera un personnage incontournable du septième art. Et ce, malgré son côté surement trop populaire, qui lui a souvent joué des tours. On ne serait en effet pas contre un peu de sincérité de temps à autre. Un truc qui donne pour une fois, un peu moins l’impression d’être uniquement face à une machine à cash grand public. Chose qui n’est pas prête de changer avec Lucy. Il risque de falloir s’y faire.

Des figures de choix


Quoi que l’on en dise, Besson doit être l’un des seuls vrais artisans français en terme de blockbuster. Les chiffres américains de Lucy ne trompent pas : en à peine une semaine d’exploitation, le film est déjà rentable, signant le deuxième meilleur démarrage d’un film français sur le sol américain. Ce score historique, Lucy le doit avant tout à une certaine Scarlett Johansson, qui a une furieuse tendance à faire briller tout ce qu’elle touche. Outre la plastique attractive, la belle a su sélectionner avec discernement ses derniers rôles. La gamine de L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, est devenu la bombasse de Don Jon. Tout en passant par le rôle de l’extraterrestre de l’étrange et excellent Under the Skin. Sans oublier la voix sensuelle du film Her. Morgan Freeman n’est pas en reste : lui aussi semble avoir un flair certain en matière de choix, puisqu’il a participé à la dernière trilogie Batman tout en étant président dans Deep Impact, ou résistant aux côtés de Tom Cruise dans un autre blockbuster SF : Oblivion.

Dans l’ombre de Hollywood


Des acteurs de choix qui donneront vie à ce synopsis au potentiel scénaristique qui semble infini : suite à des événements assez fâcheux avec des gangsters chinois, une cargaison de drogue se répand dans l’organisme de Scarlett, lui donnant accès à l’intégralité des capacités de son intellect. L’homme étant habituellement limité à 10%… La question concernant la véritable destination de l’humain est posée. Que deviendrions-nous si nos capacités intellectuelles atteignaient leur paroxysme ? Serions-nous des gens forcément meilleurs ? Aurions-nous encore de la place pour l’émotion ? Ferions-nous le bien ? Voilà des questions qui ne risquent malheureusement que d’être survolées dans le film (qui ne dure que 1H30), surement sacrifiées sur l’autel de nombreuses scènes d’action, dans lesquelles vous vous ferez surement une joie de voir la jolie Scarlett botter le cul à toute une ribambelle de malfrats. On retrouve bien là le culte de l’héroïne féminine made in Luc Besson (Jeanne d’Arc, Subway, The Lady). Reste à espérer que la moulinette hollywoodienne ne filtrera pas une trop grande partie de la substantifique moelle de cette très belle affiche.

Par gianni77 le

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