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Si vous n’avez pas encore entendu parlé de The Walking Dead, il serait temps de penser à sortir de votre abris anti atomique enterré 3 km sous terre au fin fond de la Sibérie orientale. Comme beaucoup, j’ai découvert cet univers plongé en pleine zombie apocalypse au travers de la série TV. Véritable phénomène télévisuel, il ne faut pas oublier qu’elle puise son inspiration dans une bande dessinée éponyme. Certains (auto-proclamés) puristes vont même jusqu’à affirmer que la BD déboite la série TV en terme de qualité. Vu que je ne suis pas un boloss, je me suis donc muni des 17 tomes sortis à ce jour pour me faire ma propre idée.

Bon alors, qu’on soit clair d’entrée, tout ce qui se rapproche de près ou de loin à un zombie, je valide. Éclater un crâne à coup de batte cloutée, c’est le genre de truc qui me botte. Oubliez la génération Y, je suis bel et bien de la génération Z. Question objectivité, on repassera donc. Mais le but de cet article est avant tout de mettre en exergue les différences entre la série TV et la BD tout en évitant de vous spoiler (c’est pas mon genre…). On peut commencer par le casting où, sans réel surprise, on retrouve de très grandes similarités notamment au niveau du noyau dur du groupe avec, à sa tête, l’indétrônable Rick Grimes. Les différences se feront plutôt au niveau des relations entre les personnages ainsi que leur apparition et disparition plus ou moins tardives.

Les décors sont quant à eux les mêmes. Les 3 saisons de The Walking Dead la série ont très bien reproduit, parfois à l’identique, les environnement présents dans la BD. Les évènements qui s’y déroulent sont en revanche assez différents et marquent de véritables divergences entre les lignes scénaristiques. Les 2 médias manient parfaitement les gros cliffhangers de fin bien rageant mais, de mon ressenti personnel, la bande dessinée est bien plus sale. La simple perte d’un oeil dans la série va se transformer en véritable boucherie sadique dans la BD. On sent bien que les planches ne sont pas exposées au grand public à une heure de grande écoute. Il m’est d’ailleurs arrivé de rester bloquer plusieurs minutes sur un case tellement la violence graphique atteint un niveau de détail des plus dérangeants.

Les réactions des personnages aussi paraissent bien plus radicales et quelque peu exagérés dans la BD. Ces mêmes protagonistes retrouvent un visage un peu plus modéré sur nos écrans HD et apporte une sorte de réalisme dans cet univers fantaisiste. Bon, après, le réalisme, c’est une question de point de vue ! Dans la mesure où mon rêve serait de me retrouver à Zombieland, j’ai vite fait de trouver « réaliste » un mec qui se pisse dessus devant un cadavre ambulant aussi lent qu’un coït de tortue géante des Bahamas. Bref, autre différence entre les 2 médias, le fait que dans la série TV, le mot « zombie » n’est à aucun moment prononcé. Le terme « walker » lui est préféré alors que la BD, elle, l’utilise. On peut donc imaginer que dans l’univers de la bande dessinée les personnages auraient comme nous, lecteurs, une connaissance des zombies par l’intermédiaire de films ou jeux vidéos. L’un des protagonistes dira même que ça lui fait bizarre de prononcer ce mot pour de vrai !

De qualités intrinsèques équivalentes, les 2 médias vont se différencier sur des détails que certains apprécieront ou pas. Je pense néanmoins qu’il est bon que la série ait pris un chemin scénaristique différent, tant certaines scènes de la BD auraient été difficiles à reproduire de manière cohérente.

Je vous invite donc , après avoir pris soin de déféquer sur Survival Instinct, à déguster en intégralité cette magnifique licence qu’est The Walking Dead, comme un zombie dégusterait la chatte à ta mère !

Par Antoine le

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