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Il n’y a pas de films d’horreur sans sujets horrifiques. Parfois c’est le diable, ou les possédés. Parfois c’est la mort elle-même qui sans se montrer, se divertit à tuer des adolescents ou des bimbos. Mais l’un des sujets récurrents de façon surprenante du reste, c’est le requin. Même si annuellement il est responsable de moins de morts que l’éléphant par exemple, il provoque en nous une peur irraisonnée. Et les producteurs hollywoodiens ont su cerner cette phobie humaine par excellence. Pour preuve, ce flux continu de films dont le personnage central est ce poisson aux dents acérées. Le plus triste est qu’à force de vouloir nous servir des films de poiscaille, l’imagination s’essouffle, à tel point qu’au fil du temps les requins sont devenus les porte-drapeaux du nanar.

L’aileron originel


Pourtant, les aventures de requins au cinéma n’avaient pas trop mal commencées. C’est sous l’impulsion d’un certain Steven Spielberg qu’en 1975 nous avons connu pour la première fois la terreur venue de l’océan, avec son mythique Jaws, plus connu pour nous sous le titre Les Dents de la Mer. Un film d’excellente facture, où des acteurs avaient réussi à se faire remarquer dans le bon sens du terme, à l’image de Richard Dreyfuss. À l’époque, ce fut un tel succès qu’il était inconcevable de s’arrêter là. Il fallait exploiter le filon, et c’est comme ça que nous sommes arrivés jusqu’à 4 épisodes des Dents de la Mer. Une saga qui qualitativement n’est pas homogène. Elle donne même le sentiment (qui d’ailleurs est bien plus qu’un simple sentiment, c’est une certitude) que plus on nous servait du Jaws, plus on se perdait dans un abîme de n’importe quoi. Mais là n’était que le début de la longue et souvent douloureuse histoire cinématographique des requins.

L’aileron subtil et intéressant


Une des variantes les plus intéressantes des longs-métrages de requins réside dans le parti pris de vouloir uniquement jouer sur la peur. Nul besoin d’extravagance ni d’effets spéciaux à outrance. Il faut simplement réussir à nous prendre à la base de notre terreur irrationnelle. Le meilleur exemple est probablement The Reef, un film australien de 2009. L’histoire d’une bande de potes dont le bateau coule en pleine mer, et qui sont pris en chasse par des squales. Bon d’accord, pas très original, néanmoins le suspense est présent, ainsi qu’un jeu d’acteur digne de ce nom. Et surtout on évite les clichés et le burlesque, qui ont rendu ces braves requins ridicules au fil des années. Ce qui dans le fond est dommage, tant ces imposants mammifères marins constituent encore et toujours une peur universelle chez l’homme (et la femme), qui fait régulièrement le bonheur des colonnes faits divers du monde entier, qui se jettent sur l’histoire dès qu’il y a le moindre incident. Tout le monde aime une bonne attaque de requin, c’est vendeur.

L’aileron nanar


Voilà pourquoi beaucoup de studios de cinéma en ont fait un business. Contrairement aux métrages avec un minimum de subtilité précédemment évoqués, certains films de requins ont réussi à nous faire éprouver une gêne inégalable. Il devient difficile de ne pas se demander quelles drogues ingurgitent les producteurs hollywoodiens, lorsque l’on tombe sur un 2 Headed Shark Attack, qui comme son nom l’indique, narrent les péripéties autour de l’attaque d’un requin à deux têtes. Même Samuel L. Jackson s’est prêté au jeu des requins ridicules dans Peur Bleue, où il se fait lamentablement bouffer par un requin piqué aux hormones. Et comment ne pas faire mention du phénomène Sharknado, que nous évoquions lors de l’une de nos dernières news, et qui semble bien parti pour minimum une trilogie. Si on en s’aventurera pas dans une énumération de tous les films de requins honteux, on ne peut qu’en tirer une leçon simple : il y a bel et bien un public pour ce genre de production. Plus que jamais, le film de requin est une industrie. Un genre à part entière. Autant dire que vous n’avez pas fini de les voir. Pour le meilleur et pour le pire.

Par gianni77 le

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