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C’était l’une des séries les plus emblématiques de Showtime pendant plus de sept ans. Elle s’est achevée il y a une semaine dans l’indifférence la plus totale. Sous un soleil couchant, Hank, Karen, Becca, Charlie et Marcy ont fait leurs adieux de la manière la plus pittoresque possible. Et nous, ça nous fait mal. Alors on a décidé qu’il était temps de revenir sur cette débâcle et ce gros gâchis.

Californication en 2007, c’est le retour violent de David Duchovny qui a pris une douche de formol avant de déployer son cynisme, son sens de l’ironie et son charisme indéniable aux yeux de tous. Californication, en 2014, c’est la fin désespérante d’une série qui aurait pu (qui aurait dû ?) s’achever au terme de sa saison 4, qui paradoxalement livrait une conclusion beaucoup plus convaincante aux aventures hollywoodiennes de Hank. L’incompréhension est totale. Comment est-ce que Tom Kapinos, l’auteur de la série depuis ses débuts, a pu autant se planter sur toute la ligne ? Comment est-ce que celui qui a écrit « I probably won’t go down in history, but I will go down on your sister » a pu écrire les banalités les plus inintéressantes durant cette dernière saison ?

Jamais une série n’aura autant effectué sa propre parodie, tombant dans des travers qui ne parviennent même plus à arracher un demi-sourire. Dans l’ensemble, on en vient même à se poser des questions sur la capacité de Showtime à achever correctement ses séries les plus emblématiques. La fin de Dexter a divisé plus de monde qu’elle n’a pu en rassemblé au fil d’un ensemble de saisons navrantes. Et tout comme Californication, cette dernière aurait très bien pu s’achever au terme de sa quatrième année. Homeland a commencé à tourner en rond dès sa deuxième fournée, House Of Lies a perdu de sa superbe cette année et Nurse Jackie est à ranger parmi les dossiers classés sans suite.

Un espoir se profile à l’horizon. Vous le voyez ? C’est rayonnant. C’est une famille de débauchés qui vit à Chicago, qui n’a honte de rien et qui enchaine les épisodes sans faiblir une seule seconde. En quatre ans, Shameless a fait mieux que l’ensemble de la programmation de Showtime. Donc messieurs les dirigeants, on se sort les doigts du cul et on débranche la prise de ces séries emblématiques qui tournent en rond, avant qu’elles ne deviennent cette ancienne conquête qu’on croise dans l’indifférence la plus totale. C’est tout le contraire des séries de HBO, qui parviennent à quelques exceptions près à quitter le public au sommet de leur gloire. Dans la dignité, et surtout en évitant le pire : la saison de trop.

Par Sholid le

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