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Elles sont rares les franchises de super héros à atteindre le cinquième épisode sans remous. Elles sont encore plus rares celles qui parviennent à proposer leur meilleur épisode à la cinquième itération. Avec X-Men Days Of Future Past, Bryan Singer propose une dystopie palpitante, des voyages dans le temps jouissifs pour un divertissement tout simplement maitrisé de bout en bout. De quoi faire passer la trilogie originale pour un vulgaire brouillon.

Difficile de ne pas frôler l’overdose avec la multiplication des adaptations superhéroïques. D’autant plus que nombreuses d’entre elles se révèlent être des œuvres qui n’hésitent pas à simplifier et à broyer le propos du produit original. Mais parfois, il arrive que l’une d’entre elle parvienne à se détacher, à dépasser son statut de simple produit de divertissement en transcendant une histoire qui a déjà été racontée, mais sous une autre forme. C’est le cas de Days Of Future Past, l’opus qui n’est pas de trop, mais qui est celui que tout le monde attendait, pour l’une des plus vieilles franchises du genre. Dans un futur pas si lointain, les mutants sont chassés, traqués et réduits en poussière par les Sentinels, ces robots exterminateurs qui ne pâliraient pas face à un combat contre un Terminator. Du coup, il ne reste plus grand-chose sur la planète mis à part des cendres et quelques X-Men qui vont tenter le tout pour le tout, et qui vont très souvent périr dans un déluge de morts jamais vu auparavant dans un film du genre. Le parallèle avec tout autre massacre de peuple est bien entendu totalement fortuit. Et dans cette apocalypse, il reste un espoir que le monstrueux Logan, alias Wolverine, devra porter entièrement sur ses épaules. Un voyage dans le temps, pour sauver le monde, une excuse commerciale, pour réunir les castings des deux trilogies, et au final, un film haletant, quasiment irréprochable qui n’aura pas volé l’attente qu’il aura suscitée.

Il faut dire que dés les premières minutes, Days Of Future Past inflige une sévère correction. La scène d’ouverture donne immédiatement le ton. Bryan Singer n’est pas Michael Bay : les scènes d’action sont cohérentes. Mieux, elles sont compréhensibles, sans pour autant choper une luxation de la rétine. Et c’est une constante qui modulera le film jusqu’au paroxysme atteint avec Quicksilver, au centre d’une des scènes les plus marquantes de la saga. Mais ce qui fait avant tout la force de ce cinquième épisode, et ce qui faisait déjà toute la saveur de First Class, c’est le tandem Charles Xavier – Eric Lensherr, alias Professeur X et Magneto. Michael Fassbender effectue à nouveau un travail remarquable pour retranscrire toute la dualité de l’antagoniste et le pathos qu’il suscite contre toute attente. Hugh Jackman, quant à lui, ne met pas bien longtemps avant de nous faire oublier les frasques de ses deux spin-off de piètre qualité. Cohérent du début à la fin, le film évite les pièges redondants imposés par le voyage dans le temps, même si la démarche pédagogique qui rappelle à chaque fois au spectateur les enjeux de chaque péripétie est plutôt regrettable. Malgré ça, le film ne tombe jamais dans la facilité et se permet de livrer un message politique et pacifique plus poignant qu’aucun film de superhéros ne la su faire jusque maintenant.

X-men DOTFP - VERDICT

Par Sholid le

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