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Welcome to New-York

Orgie Malsaine

Attendu par les innombrables fans d’Abel Ferrara. Attendu par d’immenses foules de vautours prêts à jaillir au moindre litige. Attendu même par François Hollande : on peut dire que Welcome To New York, le film polémique inspiré de l’affaire Dominique Strauss-Khan, était un des événements ciné de cette année. Quoi de mieux qu’un sujet sulfureux qui a ébranlé la presse mondiale pour faire monter la sauce ? Quoi de mieux qu’un casting a la hauteur de la dimension du projet ? Tous les ingrédients étaient pourtant réunis, mais rien n’a faire : Welcome To New York n’assume pas, et se ramasse honteusement la gueule dans sa propre pisse.

Le film nous narre l’histoire de Deveraux, un homme d’affaires richissime et puissant, qui manipule au quotidien des milliards de dollars. Véritable obsédé sexuel, on assiste pas à pas à sa chute. Du Sofitel au tribunal, sans oublier de passer sous les flashs des paparazzis. Le tout saupoudré par les multiples scènes olé olé qui argumentent le film. Des scènes qui sont au passage toutes très mal négociées. On ne vas pas y allez par quatre chemins : Welcome To New York est un échec total. C’est compliqué à dire, mais pour le coup Abel Ferrara est complètement passé a coté de la gloire qu’il cherchait tant avec ce film. Le métrage qu’il nous propose est tout simplement mal mené, pour ne pas dire mal éduqué. Impoli dans son sujet comme dans ses propos, incorrect dans le choix de l’acteur principal, et enfin, malhonnête dans sa mise en scène lourdingue et piteuse. Il ne dénonce rien, et dérange gratuitement. La vraie question qui subsiste est la suivante : quel est le but du film ? Son intérêt intrinsèque ? Difficile de répondre en évitant l’argument du simple plaisir de déranger la moitié de la presse française. Abel Ferrara a beau être un gigantesque cinéaste capable de véritables prouesses visuelles, il suffit de le voir a l’ouvre dans Welcome To New York pour débander instantanément. Incapable de cadrer correctement le moindre plan, enterré par une lumière qui fut sans doute réglée par un gosse de sept ans…

Le réalisateur de Bad Lieutenant est ici définitivement à la ramasse, et ça se propage sur les comédiens. C’est en effet sans contraintes que l’on peut affirmer que Gérard Depardieu tient l’un des pires rôles de sa carrière. C’est toujours difficile de voir un tel acteur se vautrer dans des sommets de médiocrité. Sa panoplie d’homme d’affaires pervers immonde de bout en bout est certes exemplaire : il est souvent nu, essoufflé à chaque pas, il claque des culs et malaxe des seins en grognant comme un ours. Mais le personnage humain au-delà des sessions de partouzes douteuses n’offre absolument rien de bon : aucune émotion, visage niais, dialogues d’un vide intersidéral… Le voir se déambuler à l’écran est un véritable supplice. Vient alors l’impression que le film se réalise devant nous, d’assister à un produit en constant chantier. Un truc qui cherche en vain un but, une direction, un propos. C’est dommage, car il y avait vraiment matière à faire un film crédible. On aurait pu imaginer un sujet mieux traité, avec plus de subtilité dans les dialogues qui contrasteraient d’autant plus avec ces scènes de sexe barbares. On aurait aussi pu imaginer autre chose qu’un script minable dont le fond est composé d’une vingtaine de grognements tous plus hideux les uns que les autres, entrecoupés de deux pauvres monologues qui n’ont rien à foutre là. Au final, on ne retiendra de ce film rien d’autre que la grosse impression que l’on s’est bien payé nos têtes. Une grossière supercherie.

Welcome to NY - VERDCIT

Par Stupar le

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