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Veronica Mars

A long time Ago

Ce qui n’était qu’un fantasme il y a encore quelques années se concrétise enfin sur grand écran. Veronica Mars joue dans la cour des grands et si on avait pu s’attendre à un film au rabais compte tenu du petit budget de l’œuvre, l’équipe a su tirer son épingle du jeu pour proposer un long métrage qui ravira les fans. Et c’est là peut-être le principal problème du film : à force de multiplier les références et en s’imposant directement comme la suite de la série télé, Veronica Mars peinera surement à inviter les non-initiés à se plonger dans une enquête crédible et bien maitrisée, à défaut d’être véritablement passionnante.

L’annulation de Veronica Mars en 2007 a provoqué un gros sentiment de frustration chez ceux qui suivaient assidument la série. Sans réelle conclusion, il était difficile de faire une croix sur les enquêtes hebdomadaires de la chouineuse la plus chieuse de Californie. 13 mars 2013, le créateur de la série et Kristen Bell, l’actrice qui campe l’enquêtrice, financent le projet de film à travers une campagne Kickstarter. 14 mars 2014, le long métrage débarque sur toutes les plateformes de vidéo à la demande, concrétisant nos rêves d’adolescent de suivre les nouvelles péripéties d’une Veronica Mars qui a visiblement pris du galon. Exit le petit cabinet de détective de son père, Veronica est une future avocate avec des ambitions à la hauteur de son caractère bien trempé. Exit aussi les limitations de la télévision ricaine, le film s’ouvre sur un majeur en l’air dés les premières minutes. Autrement dit, Rob Thomas se fait plaisir et ne parvient non sans mal à décocher un sourire narquois chez le spectateur. Le film ne verse pas pour autant dans une spirale de provocations qui pourraient dénaturer le produit original. Non, Veronica Mars est fidèle à ses origines et propose donc une enquête, à Neptune, California, sur les terres d’origine de l’héroïne.

Accusé d’un meurtre qu’il clame ne pas avoir commis, Logan Echolls est à nouveau mêlé, sans véritable surprise, à une sale affaire. L’occasion pour Rob Thomas d’organiser des retrouvailles non sans émotion entre deux personnages que tout oppose, mais qui ne cesse de s’attirer comme deux a(i)mants. L’alchimie entre Logan et Veronica est toujours aussi palpitante et il n’est donc pas étonnant de voir le film fonctionner autour de ces deux contraires. Mais au-delà de proposer une enquête satisfaisante, Veronica Mars impose un style qui lorgne presque près du polar noir, avec une conclusion qui ferait fureur dans une réunion des AAA : Veronica est dépendante et il lui faut sa dose. Le propos est suffisamment curieux et déroutant pour tenir le spectateur en haleine. Peu importe de savoir si Logan Echolls est victime d’une sombre machination ou s’il a enfin pêché pour de bon. De toute façon, il sera jugé innocent par les fans avant même de passer devant un tribunal. La véritable histoire concerne Veronica, sa capacité à évoluer, à changer, à se détacher, tout simplement à être une autre personne. Voilà une belle allégorie sur le statut du film en lui-même, qui multiplie les références, les private joke, les retours attendus qui feront le bonheur des fans, et qui laisseront malheureusement les autres sur le bas-côté.

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Veronica Mars - VERDICT

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Par Sholid le

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