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Upside Down

Jeux de miroirs

Il aura fallu bien du temps avant qu’Upside Down daigne se pointer sur nos écrans. Jusqu’à maintenant, la carrière de ce film ne se résume qu’a un très long tunnel, rythmé par des incidents, des retards incessants ou encore des retours mitigés. Avec tout ces remues-ménages, le film de Juan Solanos se faisait beaucoup attendre. Jusqu’à ce que tout ce qui nous reste à attendre soit le pire. Mais contre toutes attentes, Upside Down se classe plus dans la catégorie agréable surprise, qui peine cependant à tenir la longueur.

UP & DOWN

Il ne faut pas plus qu’un générique d’ouverture fabuleux pour plonger le spectateur directement dans l’ambiance si particulière du film. Images sombres, air mystérieux,v oix off envoûtante: seulement 5 minutes plus tard nous voilà déjà conquis devant tant de beauté, contrastée par cette l’ambiance inquiétante qui plane sur l’intrigue. Avec une introduction comme celle là, on ne peut s’attendre qu’à un spectacle visuel hallucinant. Amateurs de véritables prouesses techniques et de haute définition, voilà un film qui fera (avec joie) un petit bisou à vos rétines. On admire le réalisateur, qui n’a sans doute reculé devant aucune audace graphique. Il touche quasiment la perfection avec pléthore ces images resplendissantes, qui jouent littéralement un rôle immense dans le déroulement de l’histoire. Un univers féerique, théâtre de l’histoire d’Adam et D’Eden. Amoureux depuis l’enfance, ils sont séparés entre deux gigantesques planètes, juxtaposées l’une au dessus de l’autre. Adam vit dans celle du bas, la planète pauvre, sombre et malsaine, ou tout est transformé en ruine. Eden vit dans la planète du haut, celle de la richesse, de la réussite et de l’opulence. Mais il y a un hic, en plus de ne pas partager la même gravité, toutes relations entre habitants des deux mondes sont formellement interdites. Déterminé, Adam sera prêt à tenter les 400 coups et à déjouer la loi (et la gravité) pour retrouver Eden, afin qu’ils puissent planifier leur amour en toute sérénité. Malheureusement, ce Roméo & Juliette renversé à la sauce Science Fiction, peine a fonctionner passé la première demi-heure…

SCIENCE FICTION OU ROMANCE ?

L’histoire d’amour entre le mythe de Shakespeare et le septième art n’est pas nouvelle, et nombreux sont les détournements autre que celui du récit originel. Seulement ici, une fois le décors posé et les scènes d’expositions expirées, le scénario de Juan Solanos montre subitement d’importants signes de faiblesses en tombant rapidement dans l’ennui, voir le rébarbatif. Panne sèche, le film cale d’un coup net, faisant avancer son intrigue amoureuse comme on pousse une 306 HS dans une montée. Le coup de la panne dans toute sa splendeur. Sentant que son film tourne en rond, le réalisateur n’a donc d’autres choix que de nous balancer de multiples scènes bâclées, où les mêmes objectifs narratifs se répètent encore et encore. De légèrement irritantes, les longueurs deviennent véritablement angoissantes, estomaquant au passage le spectateur gêné face à ce récit qui n’avance décidément pas. Ce fameux point de non retour où on commence à se demander comment un scénariste digne de ce nom peut faire chuter un film dans la déchéance après seulement trente minutes de diffusion. Un manque de rigueur évident, se traduisant par la punition sévère d’un rythme effréné qui flanche subitement. Le générique final déroulé, il ne nous reste que l’évolution succincte de deux personnages attachants mais mal écrits, dans un monde poétique et cruel. Une dure épreuve, heureusement rattrapée par Kirsten Dunst (Eden), qui pour le coup survole le casting.

Ne crachons pas complètement dans la soupe, même affublé de sérieux défauts, Upside Down fonctionne tout de même agréablement bien. Les sérieux problèmes de scénario, ou encore les personnages clichés vus et revus, n’empêchent pas le film d’agir de manière magnétique, en nous emmenant dans un univers totalement inédit au cinéma. On regrette juste que l’enjeu et le fond du film ne soit pas a la hauteur des ambitions visuelles absolument sublimes.

upside down - VERDICT

Par Stupar le

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