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Under the Dome, saison 2

Bravo, et merci

Un dôme transparent qui emprisonne une ville entière, des personnages aux caractères opposés réunit par la force des choses et surtout par leur stupidité : la saison 2 de Under The Dome ne surprendra personne, encore moins ceux qui ont pris la peine de suivre la première saison. On vous conseille autant qu’on vous déconseille de regarder cette seconde fournée. Hallucinant, ridicule, drôle, génial : les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cet OVNI de la télévision ricaine.

Ce n’est pas tant l’apparition d’un dôme divin qui est mystérieux dans cette série, mais plutôt la liberté dont tous les protagonistes profitent, dans l’anarchie la plus totale. Chaque personne dans cette foutue ville a au moins effectué une action suffisamment grave pour décrocher une peine de prison à vie au pénitencier de Guantanamo. Merde, il faudrait carrément ouvrir à nouveau les portes d’Alcatraz pour enfermer cette bande de demeurés. Le meurtrier d’hier est l’unique espoir d’aujourd’hui. Le traitre d’aujourd’hui est le sympathique voisin de demain, toujours prêt à vous filer un coup de pince. Toute la mythologie développée autour du dôme est (presque) intéressante, mais elle est immédiatement sapée par des personnages tous plus aberrants les uns que les autres. Pour ne pas dire profondément stupide. À vrai dire, s’il fallait choisir un gagnant durant cette saison, on n’y parviendrait pas. Qui est le plus à claquer à Chester’s Mill ? Big Jim et son instabilité chronique ? Eleanor et son jeu d’acteur limité à un seul regard dévastateur aussi vide de sens que ses lignes de dialogues ? Le mieux reste quand même Phil Bushey, le DJ de la ville qui s’improvise Shérif et qui flingue gratuitement un citoyen dans la panique la plus totale. Il y a tellement de situations rocambolesques où le non-sens côtoie la médiocrité que Under The Dome aurait toutes ses chances aux prochains Emmy Awards, dans la catégorie « Meilleure comédie de l’année ».

À ce moment précis de la critique, vous vous dîtes que le trait est exagéré, qu’il s’agit de commentaires volontairement négatifs dans le but de s’éclater à descendre une série potable gratuitement. Inutile de se voiler la face, Under The Dome offre tellement de moments embarrassants qu’il est d’une simplicité enfantine à céder à ses plus bas instincts. Est-ce que les acteurs sont si mauvais que ça ? Dans le rôle de Big Jim, Dean Norris est absolument imbuvable. Pourtant, il a déjà prouvé qu’il pouvait être un acteur d’exception dans le rôle de l’agent Schrader dans Breaking Bad. Est-ce que l’histoire est si mauvaise que ça ? Après tout, j’ai fini de regarder Under The Dome avant même The Leftovers, The Strain, Masters Of Sex, sans parler de mon retard impardonnable sur The Wire. Parfois, il faut juste admettre que la médiocrité surpasse le bon goût, et qu’il y a quelque chose de jubilatoire à observer ce petit cinéma de pacotille. S’il faut lui reconnaître une qualité, c’est de ne jamais être ennuyant, de ne jamais s’attarder trop longtemps sur des intrigues qui nous auraient définitivement perdus en cour de route. Et à l’image de la première saison, les thèmes évoqués n’ont rien de stupide. Ça effleure les relations parentales avec leur progéniture, le conflit entre la science et la foi, la réaction de l’être humain face à ce qui reste inexplicable… Mais ça ne rentre jamais suffisamment sérieusement dans le vif du sujet. Ainsi, il ne reste plus que des éclats de rire, et l’attente interminable jusqu’à la saison 3.

Under the Dome 2 - BERDICT

Par Sholid le

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