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Dire que True Blood s’achève dans l’indifférence la plus totale pourrait paraître sévère. Seulement voilà : en perte de vitesse depuis trop longtemps, le show n’a jamais su retrouver la saveur de ses débuts. Du coup, cette ultime saison sonne comme une délivrance, malgré plusieurs bonnes idées qui ont pu offrir à la série des adieux convenables, à défaut d’être inoubliables.

Il est difficile de savoir si True Blood a toujours été une série profondément conne volontairement, ou si elle l’est devenue à force de multiplier les intrigues soporifiques. En étant indulgent, on retiendra du show de HBO trois premières saisons plutôt bonnes, voir même excellentes, avant de tomber peu à peu dans les tréfonds de la médiocrité. Cette ultime saison ne sera pas celle qui sauvera entièrement les meubles, mais elle limitera l’arrière-goût amer laissé par des dizaines d’épisodes où le non-sens a côtoyé l’envie d’égorger Sookie et la quasi-totalité de la population de Bon Temps. A vrai dire, il suffit de voir Sookie courir en pleine nuit en robe de chambre dans l’inconscience la plus totale pour que ces mauvaises pulsions reviennent. Pour cette dernière fournée d’épisodes, les scénaristes ont eu l’intelligence de finalement se recentrer sur les vampires, abandonnant dès le premier épisode toutes les histoires liés aux loups garous, aux fées, aux métamorphes et à toute autre créature décidée à pourrir la Nouvelle Orléans. Les vampires, c’est le cœur de True Blood, alors autant leur offrir une dernière haie d’honneur avant de les laisser retourner à l’anonymat le plus total. Bizarrement, cette saison est divisée par deux trames scénaristiques distinctes : la première fait suite à la fin de la précédente saison avec l’attaque des vampires contaminés par l’Hépatite V, la seconde se concentre sur la révélation (futile) d’un possible remède à cette maladie.

L’occasion pour les scénaristes de convier le casting historique du show dans une ultime réunion qui en laissera plus d’un sur le côté, pour se concentrer sur une poignée de personnages (Jason, Sookie, Bill, Eric, Jessica) tout en délaissant ceux qui auraient sûrement mérité un peu plus d’attention (Sam et Lafayette, pour ne citer qu’eux). Les épisodes se suivent sans véritablement faire d’éclat. Bill redevient le bisounours des premières saisons, Jason est toujours aussi con (mais qu’est-ce que c’est bon !), Sookie est désespérante de naïveté, Jessica est fidèle à elle-même tandis qu’Éric s’impose définitivement comme le personnage le plus charismatique de la série, jusque dans les dernières minutes. En soi, les révélations finales n’ont que très peu d’intérêt, si ce n’est de boucler maladroitement des péripéties longues de sept ans. En écourtant certaines histoires, cette ultime saison évite avec justesse des longueurs qui auraient pu définitivement nous achever. Elle se permet même de renouer discrètement avec cette analyse sociologique implicite qui place les vampires comme une civilisation crainte, discriminée mais aussi fantasmée, qui obéit à ses propres codes. On quitte Bon Temps avec un profond regret : celui d’avoir regardé une série qui s’est perdue en cours de route, qui a peut-être duré un peu trop longtemps et qui ne s’est pas achevé comme elle a commencé : avec provocation, avec charme, avec effroi et surtout avec passion.

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True Blood S07 - VERDICT

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Par Sholid le

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