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The Walking Dead, saison 4

La mort dans l'âme

Alors que le destin de The Walking Dead semblait déjà scellé dans les différents comics, la série de AMC s’évertue toujours à nous surprendre, en déviant de ce qui avait été gratté noir sur blanc par son créateur Robert Kirkman. Ce qui aurait dans le fond pu être une bonne chose, si le résultat n’avait pas eu cet arrière-gout plutôt édulcoré, qui caractérise assez bien la série vis-à-vis de la violence extrême des comics dont elle s’inspire. Qu’à cela ne tienne, la série Walking Dead continue à briller de son aura rougeâtre, qui pue la chair en décomposition. Cette quatrième saison ne déroge pas à la règle : c’est sale, très sale. Mais c’est surtout diablement bon.

Même si la série n’est parfois que l’ombre de son équivalent papier, elle reste l’un des meilleurs trucs que le monde de la télévision ai à offrir en ce moment. Les déambulations de Rick Grimes et son groupe de survivants ne sont pas seulement jubilatoires à suivre, c’est surtout le reflet dystopique de la survie de l’humanité après la mort de la civilisation. Et il y a vraiment un truc de toujours aussi fascinant là dedans. Le même truc qui nous avait rendus fou dans l’énorme 28 Jours plus tard, ou bien dans les films La Route, I am Legend et cie. Walking Dead restitue parfaitement cette idée d’assister à la survie du monde lorsqu’il n’y a plus rien à sauver. Plus que jamais les réflexions dans cette saison sont nombreuses. D’un côté la sagesse d’un Hershel, qui incarne le besoin de stabilité. La sédentarisation d’un groupe qui a trop souffert. De l’autre le fantôme de Shane, qui veut vaincre le mal par le mal. Avancer coute que coute, quitte à tailler son chemin dans l’hémoglobine. Plus que les macchabées qui servent plus ou moins de défouloirs ambulants, la menace vient bel et bien des vivants. Une leçon que le fameux Gouverneur avait donnée à Rick dans la saison précédente, et qui trouve ici une fin dantesque programmée, clôturant avec brio ce qui reste un des arcs scénaristiques majeurs de la série.

C’est aussi ça qu’on aime dans Walking Dead. Cet équilibre justement trouvé entre les épisodes d’action qui font s’abattre les enfers sur nos pauvres âmes damnées, et les passages plus psychologiques, teintés de réflexions tout aussi violentes sur l’humanité poussée dans ses derniers retranchements. Les épisodes consacrés à cette problématique sont d’ailleurs parmi les plus passionnants. Comme un film dans la série, ils offrent un break bien mérité de la trame principale qui peut être un peu exténuante à suivre. À ce titre, on apprécie réellement le fait que la série ne tombe pas dans la rengaine d’ultra violence systématique, pour le simple plaisir de satisfaire les foules avides de pain et de jeux. Parfois, Walking Dead prend 45 minutes pour nous enfermer dans un autre univers, avec d’autres personnages qui se trouveront confrontés à des choix moraux aussi brutaux que n’importe quelle tuerie. Et c’est là que la série excelle le plus. Il y aurait pratiquement de quoi oublier c’est cette propension désagréable, qui consiste à étirer la trame scénaristique plus que de raison. Vu les audiences du show, il semble désormais évident que AMC rallonge artificiellement la série. Voilà pourquoi on ne peut s’empêcher de ressentir quelques passages à vide, là où un Game of Throne délivre à tous les instants. Voilà aussi pourquoi on retrouve ce qui aurait dû être le vrai final de la saison 3, au beau milieu de la quatrième saison. C’est un peu absurde, mais il en faudra bien plus que ça pour vous faire décrocher du virus.

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Walking Dead S04 - VERDICT

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Par Fox Mulder le

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