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The Walking Dead, saison 3

La mort est belle

The Walking Dead a beau être la série la plus suivie du câble, elle n’en est pas pour autant la meilleure. La faute à une seconde saison qui enchainait plus souvent les bas, que les hauts. Néanmoins, les derniers épisodes laissaient entrevoir une lueur d’espoir. Cette lueur, elle s’appelle Glen Mazzara, le Showrunner qui a décidé de donner ses lettres de noblesse à la série d’AMC. Des personnages, aux intrigues, les changements ont été brutaux, pour le meilleur, mais aussi et toujours, pour le pire.

LA MORT EST GLAUQUE

Dire que cette nouvelle saison était attendue est un euphémisme. Lorsqu’on se tourne vers les fans du comics, tous vous diront que cet arc scénaristique est l’un des plus marquants de Walking Dead. On retrouve donc Rick, Lori, Carl, Daryl et toute l’équipe à la recherche d’un endroit viable pour survivre. Ils ne tardent pas à dénicher une prison, en apparence désaffectée. L’endroit idéal pour se poser et reconstruire un semblant de civilisation, loin des Walkers et de leur tendance à bouffer tout ce qui bouge. Comme on pouvait déjà l’apercevoir dans la seconde saison, ce n’est pas les zombies les plus dangereux dans ce monde dévasté par la maladie. L’homme reste un loup pour l’homme et qui de mieux qu’une bombe à retardement pour incarner cet éternel proverbe ? Le Gouverneur dirige Woodbury, un quartier résidentiel, coupé du monde et de l’apocalypse. Très rapidement, les choses vont se compliquer et amèneront la série à se résumer à un combat inévitable : le groupe de Rick contre Le Gouverneur et Woodbury. Un combat de longue haleine (putride, de préférence) qui s’étale sur 16 épisodes, rythmés par des rebondissements mortels, dans tous les sens du terme.

LA MORT EST INÉLUCTABLE

Contrairement à la saison 2, où il avait fallu attendre six épisodes avant de lancer les hostilités, la saison 3 de The Walking Dead ne prend pas de gants. Brutes de décoffrage, certains personnages périssent, souvent dans d’atroces souffrances et surement aussi pour le plaisir du spectateur. Les scénaristes prennent d’ailleurs un malin plaisir à rendre un personnage attachant, pour mieux le flinguer par la suite. On ne peut s’empêcher d’y voir un peu de Lost dans cette impression que chaque personnage peut trépasser à n’importe quel moment. Le suspense gagne en intensité, tout comme les épisodes. Deux scènes marquantes sont à retenir de ce carnage au sein du casting, mais on préfère vous laisser le soin de les découvrir par vous-même.  Dans ce capharnaüm jubilatoire, les zombies ne sont pas en reste puisque les massacres sont plus présents et variés que jamais. C’est ce qui manquait dans la seconde saison, et c’est appréciable de voir que le tir a été rectifié dans la suite. Tout le monde est invité à prendre les armes, y compris pour reprendre le pouvoir aux morts au sein de la prison. Comme quoi, il n’en fallait pas plus pour nous faire pleinement aimer la série.

LA MORT EST SANS PITIÉ

Inutile de se le cacher, la principale nouvelle attraction vient du Gouverneur. Son évolution est d’ailleurs très intéressante, et plus compréhensible que dans le comics. D’un homme animé par des intentions honorables (et encore …), le Gouverneur se transforme en véritable furie, rongé par son désir de vengeance. L’apothéose, on l’atteint lors du dernier épisode, avec LE pétage de plomb que tout le monde attendait. De quoi inaugurer le meilleur pour la suite ! Malheureusement, sa pseudo relation avec Andrea (qu’on suspecte dès les premiers épisodes) est des plus lassantes. Peut-être parce que le personnage d’Andrea est un des plus chiants du show. D’ailleurs, tant qu’on parle des déceptions, on va aussi évoquer le cas de Tyreese. Introduit en cours de saison, on se demande si les scénaristes savaient quoi faire de lui. L’amertume est amplifiée quand on sait en plus qu’il y a de quoi faire. Néanmoins, l’acteur a été promu au rang de régulier pour la prochaine saison, en espérant qu’il serve enfin à quelque chose. Malgré tout, il faut relativiser. D’autres personnages ont su rebondir et renverser la situation comme le jeune Carl, qui devient même plus intéressant que Rick dans les derniers épisodes. Sans oublier Daryl, Merle et Michonne, nos petits préférés qui sont devenus l’attraction principale de Walking Dead.

Véritable plaisir coupable dans le paysage audiovisuel des séries télé, The Walking Dead est parvenu à effacer pratiquement tout ce qui lui faisait défaut dans les précédentes saisons, se payant même le luxe de transformer certains personnages antipathique en véritable monstre de charisme. Jouissif, intelligent et même émouvant, le show est assuré, nous permettant même de lui pardonner ces quelques épisodes bouche trou qui baissent le rythme. Désormais, la série d’AMC détient toutes les cartes, afin de nous offrir une quatrième saison encore plus aboutie. A moins que l’absence de Glen Mazzara lui soit fatale…

Walking Dead S03 - VERDICT

Par Sholid le

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