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True Blood ayant achevée sa piteuse course, la relève se devait d’être assurée par The Strain, une énième série revisitant le mythe des suceurs de sang, ne pouvant compter réellement sur les tribulations niaises de The Vampire Diaries. Après treize épisodes d’une lourdeur inégalable, le constat est sans appel : vous pouvez déjà passer à autre chose. Prometteuse sur le papier, avec notamment la présence de Guillermo Del Toro à la création, The Strain affiche des carences trop importantes pour mériter un intérêt prononcé.

Qu’ils soient combattus par une bande de lycéens ou qu’ils hantent les rues de Bon Temps, les vampires ont toujours eu une place privilégiée à la télévision américaine. Chaque série dédiée à ces monstres sanguinaires, objet de divers fantasmes, a apporté sa pierre à l’édifice de ce mythe vieux comme le monde. L’approche entreprise par The Strain est tout à fait honorable. Le vampirisme n’est plus seulement un monstre nocturne tiré d’une œuvre littéraire, mais aussi et surtout une bactérie biologique, un virus qui se propage aisément et qui a le potentiel d’anéantir la race humaine telle que nous la connaissons. Vous les sentez ces frissons qui parcourent vos membres ? Votre voisin pourrait être actuellement en train de couver le fléau de l’humanité, commençant par fuir les rayons UV, avant de se jeter sur les premières sources sanguines à sa disposition. Pour le Docteur Ephraïm Goodweather, ancien alcoolique et agent du CDC qui s’occupe des attaques bactériologiques, les vampires n’existent pas. Tout du moins jusqu’à ce qu’un contaminé tente de le vider de son sang. La chose la plus affligeante dans cette série, c’est la détermination de chacun à réfuter la vérité. Est-ce qu’on réagirait pareil dans une situation similaire ? Sûrement. Est-ce qu’on a envie d’assister à un semblant de réalité dans une série fantastique ? C’est moins sûr. À trop prendre son temps et à malmener le rythme des péripéties, The Strain perd malheureusement le spectateur avant même d’avoir pu l’intéresser.

Le show est d’une lenteur assommante. Durant toute la première moitié de la saison, la série cherche à nous montrer chaque protagoniste, évoluant dans son coin, participant activement ou passivement à l’évolution de l’épidémie, préparant le spectateur à la réunion de ces personnages qui tardent à s’effectuer. Et quand même bien le groupe parvient à se former et à unir leur force pour combattre le mal gagnant la grosse pomme, il n’y a qu’un seul d’entre eux qui parvient à tirer son épingle du jeu : Abraham Setrakian. Rescapé d’un camp de concentration juif, ce vieux monsieur a passé sa vie à combattre celui qu’on surnomme « Le Maître ». Têtu comme on pourrait l’imaginer à son âge, sa prestance gagne l’écran à chacune de ses apparitions. C’est bien l’un des seuls éléments agréables, si ce n’est l’unique, de The Strain. Le reste ? Un méli-mélo de non-sens. L’ensemble des communications, dont internet, sont coupés à New-York et personne ne semble être inquiété. Le véritable problème se situe là : à se vouloir réaliste et crédible, l’histoire de The Strain ne provoque aucune sensation. L’encéphalogramme reste plat. La saison s’achève néanmoins positivement, sur un « Fuck it » métaphorique de Goodweather, comme si lui-même venait de se rendre compte qu’après une saison, il a déjà perdu trop de temps.

The Strain - VERDICT

Par Sholid le

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