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The Salvation

Mads Cowboy

Après avoir été un chevalier en pleine colère retenue dans Michael Kohlhaas, Mads Mikkelsen revient dans The Salvation avec quasi la même hargne, mais dans une autre époque. Si l’emballage western et l’histoire n’inventent rien, le sujet est tellement bien maitrisé qu’il est difficile de s’en offusquer. Le film a d’ailleur été présenté au Festival de Cannes 2014, dans la catégorie hors compétition. C’est le second film du réalisateur Kristian Levring.

The Salvation est un western comme les anciens. Beaucoup s’essayent à moderniser le genre soit en y ajoutant beaucoup de fantaisie (Django, Cowboy Vs Alien) soit en le situant dans le futur (Young Ones). The Salvation, lui, se veut un fervent défenseur des cinéastes comme John Ford ou Sergio Leone. Le réalisateur a également orienté sa bande sonore pour qu’elle se rapproche des plus grandes œuvres d’Ennio Morricone. Kristian Levring, pour nous faire adhérer son œuvre, offre un récit prenant : un soldat, éloigné de sa famille depuis des années à cause de la guerre, retrouve enfin sa femme et son fils. Seulement 2h après leurs retrouvailles, des hors-la-loi violent la femme et tuent l’enfant du protagoniste : Jon (Mads Mikkelsen). Du déjà vu, mais le jeu d’acteur est tel que la catharsis fait son effet tout de suite. On se fait happer par les larmes et la justesse de Mads. Ne nous voilons pas la face, l’argument commercial de The Salvation reste son casting. L’intérêt réside dans ces acteurs et leurs compétences à nous émouvoir. Ils sont vraiment, ici, tous excellents : notamment Jeffrey Dean Morgan, Mikael Persbrandt et bien sûr M. Mikkelsen. On peut cependant se demander à quoi sert Éric Cantonna dans son rôle totalement anecdotique. Sûrement qu’un Américain moyen croira à son jeu d’acteur, mais nous on y arrive pas en tant que Français.

Enfin dernier petit reproche pour Eva Green, qui enchaîne une nouvelle fois un rôle de méchante sexy (300, Dark Shadows, A la croisée des mondes) tout ce qu’il y a de plus habituel pour elle. Ses seins en rôle principal. Et ce, alors même qu’elle offrait une performance à couper le souffle dans la série Penny Dreadful. Malgré le genre auquel il emprunte beaucoup, ce western a ses propres qualités. La photographie est assez exceptionnelle, les plans – notamment de nuit où la lune éclaire encore le monde – sont somptueux. Sublimant les paysages d’Afrique du Sud, où a eu lieu le tournage. L’autre originalité qui ne dure cependant pas longtemps : c’est la langue. Le début du film est en effet parlé en danois, puis passe en anglais. C’est un petit détail, mais finalement on a peu entendu de Western en danois. Non ? Quant à l’ambiance pesante, elle rend vraiment hommage au genre avec de longs regards, de longs plans, peu de dialogues et des paysages désertiques. Le réalisateur réussit même à glisser sous tout cela, un aspect économique/politique avec l’apparition des prémices de l’exploitation du pétrole comme pour rappeler sur quoi l’Amérique s’est fondée. Et qui dit l’Amérique, dit le cinéma. Le dénouement de l’intrigue est très prévisible. Mais c’est généralement le cas lorsqu’il s’agit d’une histoire de vengeance. En fin de compte, The Salvation ne surprend pas et n’invente rien, mais les nombreuses qualités intrinsèques décrites plus haut l’amènent à remplir la part de sa mission : divertir et donner des émotions. Comme le faisait si bien, les bons vieux westerns…

The Salvation - VERDICT

Par FMA le

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