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The Killing, saisons 1&2

La tuerie d’AMC

Sous le ciel gris et orageux de la région de Seattle, la jeune Rosie Larsen est porté disparue. Sur l’affaire, Sarah Linden et Stephen Holder, deux flics sous antidépresseurs qui ne se connaissent pas. Ensemble ils vont mener une enquête palpitante, terre à terre et froide où de nombreux destins vont s‘entrecroiser. Bien loin des paillettes de CSI, The Killing révolutionne la série policière en opérant un retour aux racines même du genre. Récit.

1 ENQUÊTE, 3 POINTS DE VUE

Adapté d’un policier tout droit venu de Finlande, The Killing construit son récit autour de 3 points de vues, 3 destinées liées au même événement tragique: la disparition de la jeune Rosie Larsen. Engloutis par les torrents de pluie de la région montagneuse et grise de Seattle, les deux flics en charge de l’affaire n’ont rien de super-agents. Sarah Linden (l’excellente Mirelle Enos) est une mère de famille introvertie, discrète, qui ne s’exprime vraiment que par un travail qu’elle est sur le point de quitter pour se consacrer à une vie de famille. A ses côté, le fraîchement débarqué Stephen Holder (Joel Kinnaman), un ex-junkie aux allures de scandinave qui trouve toujours le mot qui va faire décrocher un rictus à sa coéquipière Sarah. Ensemble, l’alchimie du duo improbable fait pourtant mouche à l’écran, et l’attachement arrive très tôt. En parallèle du point de vue policier, The Killing prend aussi le parti de se mettre dans la peau des proches de la jeune disparue. Une famille modeste et d’apparence soudée que l’on va suivre du choc de l’annonce de la disparition, jusqu’à l’excellent dénouement final. Une immersion intime et modeste qui nous place au plus près de cet évènement tragique. Le troisième arc scénaristique (et pas des moindres) est celui du politique Darren Richmond et de son équipe de campagne, en pleine course pour la mairie de Seattle. Le rapport avec Rosie Larsen ne saute pas aux yeux directement, pourtant le spectateur va rapidement découvrir que tout est intimement lié.

QUI A TUE ROSIE LARSEN?

Au fil des 26 épisodes (1 épisode par jour dans le récit) de ces deux saisons riches en rebondissements, les visages se dévoilent, les connexions se créent et les secrets sont révélés au grand jour, jusqu’à la révélation finale qui laisse sans voix ! Clairement, l’enquête de nos deux inspecteurs va brasser tous les thèmes du policier, ou presque. Terrorisme, mafia, politique, complot, folie, affaire interne, crime passionnel, et le tout dans une seule enquête. De quoi trouver le tout légèrement tiré par les cheveux. Pourtant, la lenteur du récit, qui prend le temps de poser ses bases et de développer ses personnages, gomme complètement cette impression d’exagération. Il faut dire que la série reprend la recette des meilleurs: univers et lenteur de Twin Peaks, complots politiques à la Boss, un soupçons de paranoïa à la Homeland, le tout sublimé par une ambiance digne du jeu Heavy Rain, The Killing est un patchwork de ce qui se fait de plus noir, sans tomber dans le dépressif. Un drama policier qui se regarde comme un bon film, sauf que celui-ci dure 19H30. Et on a envie de dire tant mieux.

> Voir la bande-annonce de The Killing

Avec sa narration depuis 3 points de vues, The Killing est un polar original qui revient aux bases du genre. Une enquête étirée sur 26 jours pluvieux, sous haute tension, et riche en rebondissements. Une histoire qui se dévore comme un bon roman policier. Il suffit de s’y plonger.

The Killing - VERDICT

Par Yox le

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