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The Bling Ring

Bling Band

De quoi rêvent les jeunes californiennes ? Après le Spring Breakers d’Harmony Korine c’est à Sofia Coppola de donner son idée sur la question. Et cela ressemble à ça : vivre comme des stars, jouir à outrance, et se droguer. 4 jeunes filles déjantées et un garçon timide se mettent en scène pendant au moins 2h dans des frasques répréhensibles par la loi. Sofia Coppola les montre à la fois de façon fois envieuse et critique mais sans vraiment en dire plus…

COCONNE AVANT CHANEL

A en écouter la phrase qui revient le plus dans le film « Oh My God », on pourrait croire qu’il s’agirait d’un film religieux. Loin de là, les « pouf » californiennes aux attributs plus qu’excitant font la part belle à tout ce qui s’éloigne de la religion : vol, égocentrisme, avarice, perversion et surtout une profonde futilité. Il est rare de pouvoir s’identifier dans cette jeunesse totalement déconnectée de la réalité, qui vole alors qu’elle a déjà tout et qui prend un malin plaisir à se prendre en photo toutes les 5 secondes. Malgré tout, Sofia Coppola reste fidèle à sa filmographie en filmant à nouveau des adolescentes comme dans Virgin Suicides à Somewhere. Le seul hic c’est le côté justement Bling Bling du film. Ce film a évidemment de quoi séduire. Il très cool, très sexy et très stylé. On fantasme à chaque instant quand on voit le corps d’Emma Watson dans un petit leggins gris… Hum hum… mais au-delà des images pop, cette comédie dramatique a bien du mal à raconter autre chose que des clichés sur les jeunes et leur fascination pour les célébrités. Des clichés comme celui du protagoniste qu’est Marc. Un mec soi disant mal dans sa peau qui va au lycée pour son premier jour et se fait directement insulter et rejeter. Avant que par hasard une belle nana vienne lui parler. Bof, c’est d’autant plus décevant pour une réalisatrice qui avait pris l’habitude de nous choquer par sa poésie et sa brutalité. En fait, The Bling Ring est juste un film sur l’ennui profond des jeunes et de la vacuité du monde moderne.

DANS QUEL MONDE VUITTON ?

Alors qu’on s’attendait à une forte satire sociale sur la fascination que procurent les stars comme le faisait le fils Cronenberg avec Antiviral. The Bling Ring reste simplement une histoire tirée de faits réels sans réellement de progression ou de rebondissements inattendus dans le récit. Et s’il n’y avait pas de si belles créatures à l’écran, il aurait été ennuyeux de voir pendant deux heures des petites prétentieuses aguicheuses voler des sacs à main Vuitton… Le long-métrage n’a pas de fond, et se repose sur une forme sexy accompagnée par la superbe bande son (Kanye West, Jay Bells, MIA). L’effet clip est d’autant plus saisissant. On est simplement amusé à chaque instant de voir les réactions de filles ultras superficielles et de leur façon naturelle à raconter de la merde. Elles mériteraient des bonnes fessées. Même si on ne va pas se le cacher, on n’éprouve pas trop d’empathie pour les célébrités qui se font piquer leurs paires de chaussures (sachant qu’elles en ont des centaines). Mais voilà c’est aussi ça l’american dream, l’american way of life qui fascine tellement. Fascination perverse pour les Bonnie and Clyde. La seule note positive qu’on peut retenir c’est encore une nouvelle fois Emma Watson qui donne enfin une image de « pétasse » après avoir joué l’intello casse couille de service pendant 8 ans dans Harry Potter. Et honnêtement elle n’a plus rien d’une intello ringarde et coincée…

On s’amuse assez il le faut reconnaître mais au-delà de la forme, la fille Coppola enfonce des portes ouvertes sur le mal-être des ados, les risques du matérialisme extrême qui vire à l’obsession pour bien des gamines en mal d’identité. Pas mal de clichés donc (certes pleinement assumés par Sofia Coppola) mais qui, au bout d’une heure,  aboutissent à une impasse. Le film n’est jamais vraiment drôle, ni jamais vraiment émouvant… Et une chose est sûre, on l’aura oublié dans quelques jours.

Bling Ring - VERDICT

Par FMA le

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