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The Bay

Noyé dans la masse

The Bay n’a pas suscité l’engouement de beaucoup de personnes. Pourtant, les producteurs sont ceux de Paranormal Activity, Insidious et Sinister : si les messieurs ont mis du fric dans le projet, c’est qu’il y a un certain potentiel. Non? Alors, qu’est-ce qui ne va pas ? Un manque flagrant de communication ou un contenu un peu trop décevant ? Sûrement les deux.

MAUVAIS JOUR POUR PIQUER UNE TÊTE

Les films d’horreur, on en bouffe à tous les repas et à toutes les sauces. Et on aime ça ! L’année dernière fut particulièrement riche en projets terrifiants : Sinister pour ne citer que lui, disposait d’une excellente réalisation et d’une bande-son du tonnerre. Alors forcément, quand on voit The Bay, on se dit qu’il y a un potentiel énorme. Un lac contaminé, des parasites dégueulasses et des plans gonzos caméras embarqués, ça laisse rêveur… Replaçons-nous dans le contexte : une ex-journaliste nous compte l’événement tragique du 4 juillet dans la baie du Maryland. Fête nationale aux États-Unis, tout le monde est présent dans une petite ville abritant fièrement un gigantesque lac dans son patrimoine culturel. Seulement voilà, quand l’eau de la baie contamine tous ceux qui la touchent, les festivités s’estompent et laissent place à la panique… Au menu? Cloques, pustules, folies et de nombreux parasites douteux à l’intérieur de votre corps. Sympa ! La narration se fait donc par le biais de toutes les caméras présentes lors de l’événement, qu’il s’agisse de téléphones portables, vidéosurveillances ou micro-objectifs scientifiques récupérés soit disant après la tragédie. On est dans l’immersion totale à la Cloverfield pour la référence plus ou moins récente, Blair Witch pour la référence culte.

PAS VRAIMENT DE QUOI MOUILLER (SON FROC)

Pour une fois avec ce genre de film, le réalisateur Barry Levinson n’hésite pas à rajouter certaines musiques à des scènes « réelles », renforçant alors grandement la mise en scène tout en concevant un certain aspect de reportage assez prenant. Effectivement, The Bay ressemble au final presque plus à un documentaire horrifique au message écologique pessimiste plus qu’évident. On sursaute (parfois) et, effectivement, l’ambiance est assez glauque. Mais où est la peur, la vraie, celle qui vous fait pisser dans votre froc et serrer les accoudoirs du siège du cinoche ? Bah on la cherche encore. La faute sûrement à ces créatures, les isopodes, qui manquent cruellement de charisme en décevant à la fois par leur aspect physionomique comme gestuel. Ou comment inévitablement faire passer certaines scènes du registre horrifique à la comédie pure. Le vrai stress recherché provient finalement du constat d’impossibilité de l’Homme à gérer et entretenir son propre environnement: l’épidémie fait rage, la ville se transforme en en zone aliénée par la peur… pourquoi pas. Dommage que le tout soit plombé par un message global pro-écologique aussi maladroit qu’omniprésent. Mouais, on a vu plus percutant. Et ce n’est pas le casting mal exploité dont le talent semble lui aussi resté 20 000 lieux sous les mers qui parviendra à crever l’écran. Comme tout le reste finalement…

On sort déçu de ce The Bay, dont la puissance horrifique se retrouve sacrifiée sur l’autel d’un message écologique dont on entend suffisamment parler dans les médias. Le contexte global est glauque mais ne fait jamais vraiment peur. La narration apporte quelques éléments intéressants mais manque cruellement d’ambition. Enfin le jeu d’acteur oscille entre le satisfaisant et le décevant. Un soir à la TV, pourquoi pas.

The Bay - VERDICT

Par Naxi le

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