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Teenage Mutant Ninja Turtles

Pizza quatre fromages

Tout le monde aime les Tortues Ninja. Sérieusement, celui qui trouve ridicule l’histoire de ces quatre reptiles amateurs de pizzas n’a pas eu d’enfance. Les justiciers de New York ne sont pas tous des héros masqués. Ceux-là rodent dans les égouts de la grosse pomme. Ils évoluent dans l’ombre, et ne recherchent aucune reconnaissance. Ils sont humbles, drôles, et plutôt balèzes en arts martiaux. De mémoire, le dernier à avoir réuni ces 3 qualités s’appelle Chuck Norris. Pas étonnant que les adaptations s’enchainent depuis 1984. Trois dessins animés, 6 films et pléthore de jeux vidéo : c’est ce qui s’appelle capitaliser sur une marque forte. Avec tout ça, le monde avait-il réellement besoin d’un film Tortues Ninja en images de synthèse produit par Michael Bay ? Vous vous en doutez : la réponse est non.

Mais maintenant qu’il est là, il serait de mauvaise foi de dire qu’il s’agit d’une daube infâme. Dans le fond, c’est un peu toujours la même rengaine que l’on retrouve dans l’écrasante majorité des productions estampillées Michael Bay. Tout dans les muscles, rien dans la tête. Du grand spectacle, des grands moyens, et un cerveau branché sur off. C’est la putasserie la plus bas de gamme qui puisse exister. Vous prenez une licence adorée de tous, vous balancez une actrice en vogue qui fait bander les boutonneux, vous injectez quelques millions de dollars, et basta. Ce n’est pas de la magie, c’est de la science. Le nouveau Tortues Ninja est une usine à fric ouvertement assumée. Mais est-ce pour autant un film bon à jeter ? Là encore, je ne pense pas. Que les choses soient claires, à défaut d’être un bon film tout court, TMNT est un bon film popcorn. Le genre de trucs où vous allez passer la moitié du temps à vanner la tristesse des dialogues, et à vous foutre de la gueule de certains aspects qui pourraient réellement vexer un fan de longue date. Première question : qu’est-ce que c’est que ces pouvoirs incroyables ? Je n’avais jamais vu de Tortues Ninjas balancer un container à pleine vitesse de toute ma vie. C’est désormais chose faite. À la moulinette Transformers, nos tortues ados possèdent la force du Hulk.

Le seul être qui semble capable de mettre notre quatuor à mal, c’est bien sûr l’infâme Shredder. Ce qui nous mène à ma seconde question : qui est ce robot métallique de l’extrême qui balance des sabres comme des étoiles ninja, et qu’a-t-il fait du vrai Shredder ? Pour le coup, la réécriture hollywoodienne du méchant emblématique de la BD a vraiment de la gueule, à défaut de faire preuve d’une once de crédibilité. C’est-ce qu’il se passe lorsque vous mettez un mec comme Jonathan Liebesman sur le projet. Difficile de trouver de la finesse chez celui à qui l’on doit La Colère des Titans, ou encore Battle Los Angeles. Enfin, troisième et dernière question : quand est-ce que Megan Fox va se décider à nous transmettre autre chose qu’un grand moment d’indifférence ? Avec les millions que se fait cette meuf, il serait peut-être bien d’investir dans des cours de théâtre. Il faut tout de même bien lui reconnaitre l’exploit de ne servir absolument à rien, tout en campant le rôle principal du film. Chose qui n’est pas donnée à tout le monde. Elle va même jusqu’à se faire dépasser par la prestation de tortues en images de synthèse, qui pour le coup sont un peu la réussite inattendue du film. Dans le fond, on n’attendait pas vraiment une palme d’or de ce TMNT. Juste un métrage sans prises de têtes avec de bons effets spéciaux. Vite vu, vite oublié. Partant de ce dernier postulat, on peut dire que le contrat est rempli.

TMNT - VERDICT

Crédit image, Fye. Vous pouvez acheter un t-shirt de l’imprimé juste là.

Par Fox Mulder le

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