Pour améliorer votre expérience , nous utilisons des cookies sur notre site Web.
Si vous continuez à naviguer sur ce site, vous acceptez d'utiliser des cookies sur le site Internet Sick Magazine . Ok En savoir plus

Suits, saisons 1&2

Drama sur-mesure

Diffusée sur USA Network, Suits à première vue est une énième série politico-judiciaire qui ne paye pas de mine. Pourtant, avec son lot de personnages secondaires totalement ouf, sa qualité d’écriture, son rythme fracassant et sa BO énorme, Suits se révèle être une série fraîche et pointue comme on les aime. Tout est rassemblé pour passer 40 bonnes minutes le cul vissé sur son siège en mode WTF. Et quand c’est fini, on en redemande !

UN PEU DE BACKGROUND

Mike Ross (Patrick J. Adams) est un bon gros flemmard, il s’enfile toujours un p’tit joint avec son meilleur pote Trevor quand il le peut. Et accessoirement, il vient juste d’abandonner son examen du « barreau » de New York. Looser ? Pas vraiment, parce qu’en fait Mike est un petit génie, il a la faculté de retenir tout ce qu’il lit. Oui, littéralement. Donc pour gagner sa croûte il se contente de passer les examens d’autres personnes en échange d’une rémunération. Malheureusement, ce genre de petits stratagèmes ne se font pas sans encombres et cette pratique illégale peut coûter très cher à notre héros (prison, impossibilité d’obtenir un diplôme, ce genre de trucs cool). Il décide donc de reprendre sa vie et ses études en main en acceptant (un peu à reculons) une offre très généreuse de son meilleur pote qui lui propose d’effectuer un deal (de drooooogues) supposé se dérouler sans encombre. Le deal va évidement mal ce passer et un enchaînement de situations loufoques va amener notre bon Mike dans les bras de l’unique, le sublime, l’auréolé Harvey Specter ( Gabriel Macht ), le « Legal  closer » d’une des firmes d’avocats les plus en vue de la grosse pomme. Commence ainsi un pèlerinage pour nos deux compères, chacun portant une croix différente. Pour Mike, une chance de finalement réussir sa vie et pour Harvey, l’occasion de découvrir (et de faire découvrir) un autre aspect de sa personnalité qu’il a passé des années à polir tout comme sa réputation.

IDENTIFIE-TOI A QUI TU VEUX

Suivant l’exemple de pas mal de séries phares du moment (Community, Sons of Anarchy), Suits dévoile une multitude de personnages secondaires, qui ont de secondaires que le nom. Un peu à l’image de personnages comme Barney Stinson (HIMYM), Ron Swanson ( Parks and Recreation ), ou encore Ari Gold (Entourage) qui n’ont pas à la base été conçu pour exploser mais qui ont tellement plu au public que les scénaristes se devaient de plus les exploiter. Cette mise en avant d’une pléthore de personnages nous régale à chaque instant ! Que ce soit la Big Boss froide et calculatrice Jessica Pearson (Gina Torre, Zoé dans la très bonne mais courte série Firefly), la fouine opportuniste Louis Litt (fabuleux Rick Hoffman), la secrétaire bien spéciale Donna Paulsen ou encore la tendre et « bon-conseil » grand mère Edith Ross… Le casting est haut en couleur, et on aime ça ! Le passé et le futur de tous nos personnages va donc s’entremêler joyeusement dans un délire hormonale, révélant des triangles amoureux (un peu basique pour le coup), des coups de théâtre et des twists bien amenés, des amitiés qui volent en éclats, enfin tout le bordel obligatoire et surtout jouissif d’une série !

PARTICULARITÉS D’UN SHOW PAS COMME LES AUTRES

C’est bien beau d’avoir une relative bonne histoire et des personnages sympas mais encore faut-il que le tout s’enchaîne de façon rythmée, cohérente et naturelle ! Pour le coup les scénaristes ne se sont pas toucher la nouille: le rythme de la série est soutenu, 2 saisons pour le moment mais déjà le spectateur a pu s’en mettre plein la face que ce soit au niveau des scènes cultes, des punchlines tout droit sortie d’un cerveau malade et gangrené par le pouvoir des bons mots, et de la BO aux petits oignons mélangeant habillement vieux jazz , techno ultra moderne et pop new-wave (mention spécial à l’opening plutôt sympa : Greenback Boogie de Ima Robot). De plus le côté esthétique et la qualité de la photo est vraiment plus que convenable, les costumes, les décors, tout est fait pour en mettre pleins les mirettes. Pour nuancer le reste de la critique, on peut estimer que certains triangles amoureux auraient pu être améliorés (voir évités). Parfois la série est bien trop précise en ce qui concerne les affaires que traitent les avocats (les scénaristes ont fait le choix d’être extrêmement pointus sur le système judiciaire américain) ce qui peut améliorer ou au contraire nuire à l’implication du spectateur. Enfin certains dénouement sont un peu téléphonés, cependant on a quand même notre lot de surprises tout au long des 2 premières saisons. Et c’est bien là le principal !

> Voir la bande-annonce de Suits

Suits se place naturellement dans le haut du panier des séries actuelles en alliant le sérieux d’un Breaking Bad et l’humour pince sans rire d’un Justified. Une série judiciaire pointue coupable du délit d’énormité. En tout cas, c’est avec plaisir que l’on retrouvera la saison 3 (qui doit normalement commencer le 10 janvier, date de l’anniversaire du rédacteur de cet article) Coïncidence ? Je ne pense pas.

Suits - VERDICT

Par Slohka le

Plus de lecture