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Spring Breakers

Pétasses décolorées

Un gang de bimbos déchaînées aux seins mal léchés, assoiffées de queues, de drogue, et d’alcool en tout genre. On a rarement vu des chiennes en chaleur pareilles au cinéma. Surtout quand on sait qu’à la base, les actrices respectables sortent tout droit de l’univers Disney ou autres séries pour ados. Comme si montrer son cul était le passage obligatoire pour qu’on arrête de les prendre pour des gamines. NE VOUS INQUIÉTEZ PAS on vous verra jamais plus pareil, les filles…

STRING BREAKERS

Strip Tease et trip à base de tise, le film débute de manière carrément sexy et finit vite par devenir glauque comme dans l’émission de France 3 : Strip Tease. BITCH PLEASE. Bienvenue dans les « Spring Breaks ». Ces événements à la mi-mars que les Américains prennent pour des vacances où tout est permis. Ils se retrouvent sur les plus belles plages pour s’enculer avec du sable et non du gravier. Cela pique. Les tabous sautent, et les tabourets se font sauter par des mecs défoncés au crack. Alcool fort, LSD, cocaïne. On lèche de la chatte seulement s’il y a de quoi sniffer dessus. En string et en bikini, les petites meufs viennent bouger leur boule et se prendre des faciales avec de la bière. On n’invente rien, tout est dans le film. Pas vraiment étonnant que ces filles mineures ne rassurent pas trop leurs parents quand elles partent sur les côtes américaines. Nos jeunes damoiselles, dont les trois plus coriaces ont cambriolé un « dinner » pour s’offrir leurs vacances, se font rattraper par une réalité moins sympa. Et ce trip c’est l’envers du décor des Spring Breaks. Les arrestations de la police, les mecs bien louches et surtout un. Elles rencontrent Alien, un gars débarqué d’une autre planète. Venu sur Terre pour féconder une femelle de chaque espèce. Joué par le terrible James Franco tout bonnement magistral dans son rôle de « Blanc » trash qui deale armes et cocaïne. Accompagné par une paire de jumeaux freaks adeptes de la double pénétration, il embarque dans son petit monde les trois petites pétasses restantes pour les amener pour « s’amuser et se détendre ». ON sait comment ça finit… Mal.

PETER, PAN!

Certes, Spring Breakers ressemble à un film pour pré-ados fans de Projet X mais le débat avant tout lancé par ce film est double. C’est à la fois l’occasion de présenter de manière sous jacente le syndrome de Peter Pan qui semble avoir corrompu les quatre gamines. Elles ne veulent pas grandir et font preuve d’une insouciance malsaine. Souvent évoqué, l’envie que la fête ne s’arrête jamais. Qu’elles n’aient jamais à rentrer chez elles, qu’elles puissent vivre à la plage à l’année et ne faire que se baigner, boire et baiser. Une vie bien idyllique qui pousse souvent parfois à détester sa vie et à fantasmer sur la glande ultime. Pourquoi devenir grand quand on peut aller vivre à Malibu pour sucer des glands ? Voilà ce que se disent les quatre personnages féminins. Mais c’est aussi une tentative du réalisateur de décrypter le monde adolescent bien loin des films aseptisés tels que Twilight ou Hunger Games. Ici c’est l’adolescence dans toute sa splendeur auto destructrice. L’adolescence comme mystère surtout sexuel. Harmony Korine arrive donc ici à faire coexister fascination et répulsion, pureté et vulgarité, jouissance et désolation. Il arrive aussi à nous désarçonner par ses fausses pistes, ses rebondissements inattendus et ses rapports de force chamboulés (les filles qui prennent le pouvoir). Enfin la façon de monter son film, très atypique et pop, semble nous bercer dans un bon clip trash de MTV où les mecs en bermuda s’adonnent au ralenti à des gestes connotés. Le montage dynamique et original se ressent aussi dans le fait que beaucoup de morceaux de scènes sont répétés avant et après sans jamais chambouler nos repères. Ce que l’on retient c’est la débauche des sens, l’assouvissement infantile des pulsions et le sens éthique quasi absent. Le réalisateur s’exonère de nous faire la morale. Merci pour ça. Les personnages veulent entrer dans une image fantasmée de leur vie qui n’est que leur propre vision mentale. Cette fausse existence de luxure et d’excès devient leur expression de la vraie vie.

VOIR BANDE-ANNONCE RVLG

Entre scènes hots et scènes glauques, Spring Breakers alterne toujours le film indé freak et le teenage movie populaire. Même si vers la fin on est loin de l’happy end stéréotypé qui plait tant aux adolescents. Le résultat est trash comme il faut, très cynique et toujours très engageant et captivant. Alors n’hésitez pas à aller vous faire plaisir devant ce divertissement politiquement incorrect et rentre-dedans… (dans tous les sens du terme). Et puis les Cahiers du cinéma en ont fait une couverture. C’est peut-être pour une raison ?

Spring Breakers - VERDICT

Par FMA le

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