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Southland, saisons 1à4

Quotidien de flics à Hell-A

Petit bijou télévisuel, Southland est un cop-show au destin particulier. D’abord diffusé sur NBC pendant une saison, la série est annulée faute d’audience, puis finalement reprise par la chaine câblée TNT. Quatre saisons mouvementées où les départs d’acteurs s’enchainent discrètement mais où l’esprit du show reste intact. On en ressort épuisé, parfois choqué mais avec un sentiment agréable. Celui de regarder un divertissement intelligent, à des années-lumière de ce que la production policière fictive offre depuis quelques années.

EN IMMERSION

Parfois, il n’est pas utile d’avoir recours à de nombreux artifices pour aboutir à une bonne série. Une caméra embarquée, des flics, des inspecteurs, des enquêtes et surtout le Southland, soit le quartier le plus violent de Los Angeles. Southland, c’est avant tout un parti pris : celui de vous immerger sans concession dans la vie quotidienne des flics de Los Angeles. Sans prendre de gants, sans artifices. La caméra s’efface et l’action prend le devant. On suit tour à tour, policiers en patrouille et inspecteurs. Les enquêtes n’ont rien d’extraordinaire. Après tout, depuis quand est-il nécessaire de taper dans le fantasmagorique pour obtenir une série palpitante ? Oubliez Les Experts, ici, on est plutôt proche de The Shield ou encore The Wire. Ben Sherman est un jeune officier en service. Son évaluation et sa formation, il les effectue durant trois saisons auprès de John Cooper, un flic qui effectue son boulot dans les règles depuis plus de vingt ans.  En faisant ses premiers pas dans l’unité policière la plus éprouvante de Los Angeles, Ben Sherman va vite se rendre compte du fossé qui sépare l’enseignement académique de la pratique sur le terrain.

L.A.P.D.

Des guerres de gangs à la prostitution, aux simples disputes conjugales, chaque épisode est un régal. En plus d’avoir le sentiment de suivre des intrigues réalistes, le téléspectateur est satisfait de ne pas être pris pour un demeuré. Charismatique, il n’y a pas un seul personnage qui ne l’est pas. En passant de Ben Sherman, à John Cooper, à l’inspectrice Lydia Adams et son collègue Sammy Bryant (mention spéciale au casse-couille de service a.k.a Dewey Dudek) En quatre saisons, on s’attache à ces personnages. Pas un seul, je dis bien pas un seul, n’est négligeable. Avec la tension qui règne à chaque épisode, il n’est pas rare de craindre la disparition d’un personnage fétiche. D’ailleurs, sans trop en dévoiler, l’épisode 4 de la troisième saison met en scène l’une des morts les plus brutes de la télévision ricaine. Impossible de rester impassible face à temps de brio. Sans artifices, on le répète, il ne faut pas s’attendre à des fins de saisons époustouflantes. Tout se fait en finesse, en douceur, mais la tension dramatique n’en est pas amoindrie pour autant.

Très discrète, Southland n’en reste pas moins une putain de bonne série policière. Alors que les grands networks y vont à coup de grandes idées, toutes aussi plus inintéressantes les unes que les autres (Elementary qui reprend Sherlock Holmes, sérieux là ?), Southland revient aux bases, prend le téléspectateur aux tripes et ne le lâche JAMAIS ! Difficile de retranscrire les nombreuses qualités de ce show. Le mieux reste encore de s’y plonger la tête la première, sans prendre de recul !

Southland - VERDICT

Par Sholid le

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