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Palo Alto

Un air de déjà vu

Après Sofia, Francis et Roman Coppola : voici venir Gia, la petite fille de Francis Ford. Ce n’est pas un secret, chez les Coppola le septième art est une affaire de famille. A ce stade, vous pouvez soit choisir de voir ça d’un mauvais œil, en vous disant qu’il suffit d’être « fille de » pour pouvoir faire des films. Ou alors, vous choisissez de vous concentrer sur les qualités et les défauts de ce premier long-métrage. Dans le cas présent, si le sujet est archi vu, on ne peut s’empêcher d’apprécier cette nouvelle représentation des dérives adolescentes dans les milieux bourgeois californiens.

Si Gia est la petite fille de Coppola, l’acteur principal (Teddy) est le fils de Val Kilmer, tout comme l’actrice principale (April) est la nièce de Julia Roberts. Et histoire d’en rajouter une couche, Palo Alto est l’adaptation d’un recueil autobiographique de James Franco, qui joue également un rôle dans le film : celui du coach sportif qui se tape ses élèves. La bonne nouvelle, c’est que malgré toutes ses facilités, le budget du tournage de Palo Alto a bénéficié d’une campagne de levée de fonds sur la plateforme de crowdfunding Indiegogo. Littéralement, Palo Alto signifie « Grand Arbre », mais c’est aussi une ville américaine (où est né James Franco) et un courant de pensée. Il est notamment à l’origine de la thérapie familiale qui vise à prendre en charge plusieurs membres d’une famille en psychothérapie. Ce qui dans le fond, représente assez bien ce dont auraient besoin ces jeunes (ainsi que leurs parents) pour rentrer dans le droit chemin. Palo Alto se veut donc être le portrait dégradé de la jeunesse américaine, vue à travers deux personnages adolescents : April et Teddy.

Deux jeunes perturbés, en pleine recherche identitaire, et qui sont sans cesse être tirés vers le bas par un milieu malsain : qu’il vienne des jeunes (weeds, alcool, délinquance, viol collectif) ou des parents (irresponsables et pédophiles sur les bords). Palo Alto joue aussi beaucoup sur les fantasmes qui parcourent notre adolescence, comme celui du coach séduisant mais bien plus vieux, ou encore le grand classique de l’expérience lesbienne. Mais ce qui y est intéressant, c’est qu’au lieu d’aller dans le trash, Gia fait dans le subtil. L’acte sexuel est toujours suggéré sans être montré. Tout comme la narration du viol collectif, qui est simplement raconté. Ce qui est d’autant plus violent, car le récit est d’une légèreté déconcertante. En attendant ce qui est vraiment touchant, c’est le fait que personne n’aide ces jeunes à trouver le bon chemin. Ils sont livrés à eux même. Malgré ce désespoir ambiant, les touches d’humour sont là. Mais généralement dans le seul but de rire d’une réalité qu’on ne dit pas. Tout espoir n’est pourtant pas perdu, surtout quand nos deux adolescents réussissent à trouver une voie saine et emplie d’amour. Un rayon de lumière, sur un premier métrage dans l’ensemble déjà vu.

Palo Alto - VERDICT

Par FMA le

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