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Éclipsée pour la seconde année consécutive par House Of Cards, Orange Is The New Black parvient encore une fois à tirer son épingle du jeu en offrant une palette de personnages totalement différents, mais surtout attachants. Le show a l’intelligence de mettre en retrait son protagoniste principal lorsque c’est nécessaire et de s’appuyer sur des histoires aussi touchantes que prenantes. Si ce n’était pas pour certaines intrigues tirées en longueur, cette deuxième saison aurait tapé dans le mille sans aucun doute.

Orange Is The New Black est une série qui fait office d’expérience. Placez des êtres humains aux caractères diamétralement opposés dans un espace clôt sous une autorité supérieure et observez la façon dont les liens se tissent et se détissent. Alors oui, les thèmes peuvent paraître redondants, mais ce serait comme reprocher à Lost d’avoir choisi une île déserte comme le théâtre d’événements mystérieux. La prison est ce qu’elle est. Trafic de drogue, règlement de compte, corruption, non-respect des règles de détention : la recette est respectée à la lettre. Les relations lesbiennes pullulent en grand nombre pendant que la psychose du conseiller Healy sur la future domination des femmes effectue un retour-surprise en fin de saison dont on se serait bien passé. Le choix des scénaristes est parfois discutable. Mettre l’héroïne principale au second plan au profit d’autre détenu est parfaitement louable. Encore faut-il que ces détenus et les histoires qui leur sont liées aient un intérêt suffisant pour durer sur une quinzaine d’heures. Ainsi, le conflit entre Red et Vee, un nouveau personnage central dans cette saison, semble un peu forcé sur la longueur. Les problèmes raciaux sont à peine évoqués, même si l’on comprend assez vite le choix de ne pas tomber dans la facilité et dans un discours manichéen nauséabond.

Mais ce qu’Orange Is The New Black fait extrêmement bien, c’est donner vie à ses personnages, raconter leur passé, montrer leur présent et s’interroger sur leur futur. Comment ne pas tomber sous le charme de Rosa, cette cancéreuse en fin de vie au charisme indéniable ? Plutôt que de s’appuyer sur un noyau de casting solide, OITNB choisit d’en délaisser certains, pour se concentrer sur d’autres qui n’évoluaient qu’en arrière-plan durant la première saison. Même Piper, l’héroïne principale est reléguée assez souvent au rang de second personnage malgré son évolution grandissante au fil des épisodes. L’inverse aurait été lassant. Piper n’est plus cette détenue qui se laisse marcher trop souvent sur les pieds. Sa capacité d’adaptation est d’ailleurs l’élément central qui dictera l’ensemble de ses actions, jusque dans les dernières minutes. Celle qui paraissait aussi frêle qu’innocente a définitivement pris du galon, nous interrogeant sans cesse sur l’efficacité du milieu carcéral. Cependant, la réflexion s’arrête à ce stade. La série ne pose que rarement les bonnes questions sur le milieu carcéral, se contentant seulement de les effleurer, là ou d’autres comme OZ ont déjà tant dit. Peu importe, les épisodes défilent et mêlent avec une certaine habilité l’humour et le drame, jusque dans les dernières minutes qui sonnent comme un triomphe pour le spectateur.

Orange is the new black S02 - VERDICT

Par Sholid le

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